Jo-Wilfried Tsonga
Le Manceau Jo-Wilfried Tsonga | AFP - VALERY HACHE

Tsonga qualifié avec autorité pour les quarts de Monte Carlo

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Pour la deuxième fois de sa carrière et la deuxième consécutive, Jo-Wilfried Tsonga (N.6) s'est qualifié pour les quarts de finale du Masters 1000 de Monte Carlo. Le Français n'a connu absolument aucun problème pour dominer très largement l'Autrichien Jurgen Melzer 6-3, 6-0. En moins d'une heure, il est devenu le premier qualifié pour les quarts, où il affrontera Stanislas Wawrinka (N.13), tombeur net de Murray, qu'il avait vaincu l'an dernier à Roland-Garros dans un match fabuleux.

Aucune balle de break à sauver durant tout le match, et seulement six points perdus sur son engagement dans le premier set. Jo-Wilfried Tsonga a passé un 8e de finale des plus tranquilles contre Jurgen Melzer. Demi-finaliste à Roland-Garros en 2010, l'Autrichien n'a pas réussi à se hisser à la hauteur de son adversaire. Son bras gauche, son service très "kické", rien dans son jeu n'a gêné le Français, qui l'avait battu lors de leurs deux seuls précédents affrontements.

Il est vrai que le Manceau ne lui a laissé aucune chance. Bien en jambes, bien dans le rythme, la tête de série N.6 a déroulé son jeu sans accroc, s'appuyant derrière son service (7 aces, dont 6 réalisés dans le 1er set) et son coup droit pour renvoyer Melzer à ses chères études. Un break réalisé après deux fautes de coup droit de l'Autrichien (3-1), un ace croisé pour conclure la manche (6-3 en 32 minutes) en ayant laissé que six points sur son service, "Jo" a mis tous les ingrédients pour s'offrir une victoire sans frayeur pour les quarts de finale. Car la deuxième manche s'est résumée à un récital, Melzer opposant encore moins de résistance après s'être fait subtiliser son engagement d'entrée de jeu.

Une seule demi-finale sur terre dans sa carrière

En fait, seul le deuxième jeu a forcé le N.1 français à s'employer, après avoir commis deux fautes grossières (double-faute puis coup droit dans le filet) pour être mené (0-30). Mais l'alerte a été rapidement éteinte, avec quatre points consécutifs. Et après 57 minutes, et un dernier ace sur la balle de match, il pouvait faire la "danse des pouces", synonymes des qualifications pour les quarts de finale. L'an dernier, c'est à ce stade de l'épreuve qu'il s'était arrêté, face à Gilles Simon. En 2013, il aura du lourd en face de lui, avec son copain Stanislas Wawrinka, avec lequel il avait livré un duel extraordinaire à Roland-Garros en 2012.

Pour bien préparer cette victoire, Jo-Wilfried Tsonga n'avait pas fait d'excès la veille, lors de son 28e anniversaire: "Je me suis couché tôt hier soir car ce matin c'était 10h30", a-t-il  expliqué, avant d'ajouter: "Ca aurait été bête de faire un (dîner en) room  service tout seul dans ma chambre et de perdre ce match. J'ai passé mon temps sur Skype pour être en contact avec la famille et les  copains. Mes amis m'ont fait petit cadeau, ils se sont tous réunis à Paris et ont fait un Harlem Shake qu'ils m'ont envoyé par vidéo. C'était juste  exceptionnel, je me suis bien marré", a-t-il raconté. A désormais 28 ans, "Jo" se sent mieux physiquement que dans le passé:  "Quand je me lève le matin je n'ai mal nulle part. Depuis que j'ai Michel  (Franco, son kiné), ça a beaucoup évolué. Quand j'ai commencé avec lui c'était  un appel au secours car j'avais tout le temps mal. Et puis Superman est  arrivé", a expliqué le Manceau dont l'éclosion a été retardée par une hernie  discale. "J'arrive dans la force de l'âge pour un joueur de tennis", a-t-il ajouté.  "Tommy Haas montre que c'est possible de continuer longtemps. Avec les progrès en 'kinésie', tous les soins, on arrive à sauver nos articulations."

Pour son deuxième quart de finale à Monte-Carlo, Jo-Wilfried Tsonga aimerait bien franchir une étape supplémentaire, lui qui n'a atteint qu'une fois dans sa carrière une demi-finale sur terre, à Casablanca en 2008.

Vidéo: le dernier jeu du match

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