La rage de vaincre de Rafael Nadal
La rage de vaincre de Rafael Nadal | AFP - Filippo MONTEFORTE

Rafael Nadal vacille mais finit par renverser Zverev en finale à Rome

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Jamais Alexander Zverev n'avait battu Rafael Nadal. En finale du Masters 1000 de Rome, il était à 3 jeux de la victoire lorsque la pluie a interrompu la rencontre pendant 45 minutes. Au retour des vestiaires, la partie a changé d'âme: l'Espagnol a débreaké et a enchaîné 4 jeux pour s'imposer 6-1, 1-6, 6-3 après 2h10 de jeu. L'Ibère remporte ainsi son 8e titre à Rome, et va reprendre sa place de N.1 mondial lundi. Mais il a frôlé la défaite de très près.

La pluie a tout changé. Alexander Zverev va certainement ruminer longtemps cette interruption de 45 minutes, durant la finale du Masters 1000 de Rome. A ce moment-là, il semblait parti pour remporter son 4e Masters 1000 en carrière, le deuxième consécutif à Rome, et surtout rafler sa toute première victoire contre Rafael Nadal, après quatre défaites en autant de duels.

Mais rien de toute cela ne s'est passé. Après 45 minutes au vestiaire, 45 minutes pour retrouver son calme, gommer les fautes et renouer avec une énergie positive, Rafael Nadal est redevenu l'ogre de la terre battue. En 25 minutes, l'Espagnol a enchaîné quatre jeux. Alors qu'il était mené 3-2, et que l'Allemand servait avant l'interruption, il a débreaké, confirmé sur son engagement, et breaké de nouveau. Après 2h10 de jeu, il a pu lever les bras sur un 8e sacre à Rome. Une victoire qui le remet sur le trône du tennis mondial. Mais rien n'a été facile pour lui face à Alexander Zverev.

L'interruption à 3-2 dans le 3e set change tout

Au Foro Italico, après une 1re manche de cauchemar, l'Allemand avait trouvé les moyens de tout changer. Son service en souffrance en début de match, avait fait place à un rendement bien supérieur, qui a empêché Nadal de se procurer la moindre balle de break jusqu'à l'interruption. Avec parfois de la réussite, et en profitant de fautes parfois grossières de l'Ibère, Zverev avait renversé le match.

Affichant une inhabituelle nervosité, la tête de série N.1 n'avait pas connu son rendement habituel. La pluie l'avait peut-être gêné, avant de lui être profitable. Cet arrêt a tout changé. De retour sur le terrain, l'Espagnol a débraké, et poursuivi pour mener (4-3). La machine était relancée. Elle ne se grippera plus. Mais Rafael Nadal sait désormais que son adversaire peut lui barrer la route. Reste à savoir si le 3e mondial est désormais capable d'atteindre au moins les quarts de finale dans un Grand Chelem...

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze

Masters 1000