Monfils grimace revers
Toute la hargne de Gaël Monfils sur ce revers | Mike Ehrmann / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Pas de demi-finale à Miami pour Monfils malgré cinq balles de match

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Malgré cinq balles de matches dans le 3e set, Gaël Monfils s'est incliné face au Japonais Kei Nishikori en quarts de finale du Masters 1000 de Miami. Le Français a cédé après 2h29 4-6, 6-3, 7-6 (4).

Dernier représentant français à Miami, Gaël Monfils a mis beaucoup de coeur pour défendre ses chances. Porté par un bon service et des échanges sans rythme, le Français a fait douter la tête de série N.6 un bon set. Plus solide, le Guadeloupéen s'est appuyé sur une très bonne première et a conclu le set 6-4. C'est une fois la manche en poche qu'il a connu des problèmes. En délicatesse avec son coup droit à partir du début du deuxième set, Monfils a traîné ce handicap comme un boulet. Soit il forçait et commettait la faute. Soit il assurait trop ses coups et le Japonais se régalait.

Malaise en coup droit

Dos au mur, Nishikori s'est mis à hausser le ton. A l'intérieur du court, le Japonais a baladé Monfils avant de terminer l'échange par son coup droit dévastateur ou à la volée. Il breakait à 2-1 et tenait son engagement jusqu'au bout (6-3). Sous cette pression constante,  Monfils avait moins de temps pour répondre et moins de temps pour reprendre son souffle. Athlète confirmé, il était victime d'un gros coup de chaud. Une baisse de pied physique dans la moiteur floridienne qui n'échappait pas au Japonais. Nishikori appuyait encore davantage ses coups pour prendre le large.

Coup de chaud en fin de match

Mais "la Monf" ne lâche jamais. Décidé à envoyer du lourd pour ne rien regretter, il refaisait surface pour égaliser à 4-4. Comme il sait le faire, il mettait un peu de folie dans ce match et emballait le money-time. Trahi par son coup droit, Nishikori offrait un festival de fautes à 5-4. Monfils bénéficiait de quatre balles de match sans parvenir à conclure puis il en avait une autre à 6-5. Le Japonais avait la peau dure et les deux joueurs finissaient éreintés. Le N.6 mondial avait le dernier mot dans le jeu décisif et accédait au dernier carré.