Rafael Nadal
Sur le Rocher de Monaco, Rafael Nadal assailli par les chasseurs d'autographe à sa sortie du court | REUTERS - ERIC GAILLARD

Nadal reprend possession de son jardin de Monte Carlo

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Invaincu depuis l'édition 2005, Rafael Nadal a remporté aisément sa 43e victoire consécutive à Monte Carlo (sa 45e en 46 matches). Tête de série N.3 de ce Masters 1000, l'Espagnol a dominé l'Australien Marinko Matosevic (54e mondial) 6-1, 6-2. Au prochain tour, celui qui vise un 9e sacre consécutif sur le Rocher affrontrera l'Allemand Kohlschreiber (N.16), qui reste sur une victoire (la seule) contre lui en 9 rencontres, sur le gazon de Halle en 2012.

Un dernier passing-shot de coup droit, déclenché au bout d'une glissade bien maîtrisée. Rafael Nadal n'a connu qu'une mini-alerte pour son entrée dans le Masters 1000 de Monte Carlo, en étant breaké à l'entame du deuxième set pour être mené (2-0). Mais il a enchaîné six jeux de suite pour rafler la mise en une heure 6-1, 6-2. Personne n'en doutait. Et ce n'est pas la victoire de Marinko Matosevic sur Verdasco hier qui avait rendu cet Australien plus dangereux pour le maître des lieux. Mais l'intérêt porté par l'entrée en lice de l'Espagnol était ailleurs.

Battu une seule fois (par Coria en 2003) à Monte Carlo, l'octuple tenant du titre doit toujours prouver qu'il n'a plus aucun souci avec son genou. Et l'articulation, qui l'avait tenu éloigné des terrains durant huit mois, n'est vraiment plus un souci. Pour son quatrième tournoi de la saison sur terre-battue (après sa finale à Vina del Mar, ses victoires à Sao Paulo et Acapulco), l'ancien N.1 mondial a proprement installé son jeu. Des grosses frappes du fond du court, une concentration permanente, quelques montées au filet lorsque le jeu l'exige (3 dans le match pour 3 points), "Rafa" n'était pas perdu. Après son succès à Indian Wells, il avait préféré faire l'impasse sur Miami pour mieux se préparer physiquement à ce mois et demi sur terre-battue, là où il joue gros. Tenant des titres de Monte Carlo, Rome, Barcelone et Roland-Garros, le 5e mondial a beaucoup de points en jeu dans les semaines qui viennent. Pour remonter sur le podium de la hiérarchie mondiale, il sait ne pas avoir droit à l'erreur. Et sa condition physique est l'une des clés. Sur ce premier match, il n'a pas eu à s'employer de trop. C'est aussi une obligation pour bien lancer son périple terrien devant le mener jusqu'à son 8e titre porte-d'Auteuil, son rêve.