Rafael Nadal
La défense acharnée de Rafael Nadal | AFP - GETTY IMAGES

Nadal: "Je deviens un joueur normal"

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Eliminé au 3e tour d'Indian Wells par Alexandr Dolgopolov, Rafael Nadal n'est pas devenu un joueur ordinaire. Mais après son match, il admettait que "lorsque la balle est courte et que je ne parviens pas à faire des coups gagnants, je ne suis plus un grand joueur. Je deviens un joueur normal." Le N.1 mondial perd ainsi son titre dans le désert californien, lui qui n'a jamais conservé la moindre couronne sur une autre surface que la terre-battue. Et il est vaincu par un joueur qui lui avait pris un jeu de service pour la première fois de sa carrière voici trois semaines, à Rio de Janeiro.

Comment expliquez-vous cette défaite 6-3, 3-6, 7-6 (7/3) face à Alexandr  Dolgopolov qui ne vous avait jamais pris un set auparavant en quatre matches ?
Rafael Nadal:
"J'ai mal joué, c'est tout. Je suis déçu par ma façon de jouer, cela  arrive parfois. Après Rio (tournoi sur terre battue qu'il a remporté le 23  février, ndlr), j'ai pris trois jours de repos pour ménager mon dos. J'ai tout  fait pour arriver en forme ici, je me suis entraîné très dur la semaine  dernière. Mais dès que le tournoi a commencé, je n'ai pas eu de bonnes  sensations. C'est vrai que cela ne m'a pas aidé à trouver mon rythme de jouer  contre deux adversaires comme Stepanek et Dolgopolov, mais je n'ai qu'à m'en  prendre à moi-même. J'ai réussi à sauver la situation la première fois (contre  Radek Stepanek au 2e tour 2-6, 6-4, 7-5, ndlr), j'ai failli y parvenir encore  lundi soir, mais j'étais vraiment à la limite et quand on est à la limite, ce  genre de choses arrive. J'ai perdu, il a mieux joué que moi, mais la vie  continue".
   
Après votre victoire laborieuse contre Stepanek au 2e tour, vous aviez  évoqué une gêne au dos, particulièrement présente au moment de servir...
R.N.:
"J'ai beaucoup mieux servi aujourd'hui (lundi au 3e tour, ndlr) que  contre Stepanek. Mon dos va bien, ce n'est vraiment pas le problème, le  problème aujourd'hui, c'était mon coup droit et mon revers, pas mon dos  (rires). Il ne faut pas chercher d'excuses, quand rien ne vous gêne et que vous  jouez mal, il faut le dire, donc je le redis: j'ai mal joué".
   
Le prochain tournoi au programme est Miami, le seul Masters 1000 avec  Paris que vous n'avez jamais remporté. Ressentez-vous une forme de pression  avant ce rendez-vous ?
R.N.:
"Pression ? Non, je veux gagner tous les tournois que je dispute, que ce  soit un ATP 250, un ATP 500, un Masters 1000 ou un Grand Chelem. Je ne sais pas  jouer au tennis autrement qu'à 100%, je donne toujours 100%, mais mes 100%  d'aujourd'hui n'étaient pas suffisants pour gagner. J'espère qu'il en sera  autrement à Miami".

AFP