Rafael Nadal - Barcelone 2013
Rafael Nadal | AFP - JOSEP LAGO

Nadal : "C'est l'histoire de ma carrière"

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Fraîchement débarqué à Madrid, Rafael Nadal a partagé que ses résultats depuis son retour à la compétition, après sept mois d'absence à cause d'une blessure au genou sont "difficilement améliorables". Mais reconnait qu'à Monte-Carlo et Barcelone, son niveau de jeu était très perfectible et qu'il devait se battre au jour le jour. "C'est l'histoire de ma carrière" partage-t-il.

Six tournois, six finales, quatre titres. Depuis son retour à la compétition en février, après sept mois d'arrêt forcé Rafael Nadal a quasiment réalisé un carton plein. De quoi satisfaire - voire même surprendre - le principal intéressé. "Ce qui est sûr, c'est que mes résultats depuis mon retour de  blessure sont difficilement améliorables". Un doux euphémisme pour qualifier ce come-back tonitruant de 26 victoires pour 2 défaites. "En général, je dirais que même moi je suis étonné des résultats que j'ai eus jusqu'ici. Sur le tirage, il n'est  jamais simple de briller dans un tournoi comme celui-là, où jouent les meilleurs du monde."

"On ne sait jamais quand on arrive à 100%"

Le plus fou dans tout ça ? C'est que le champion majorquin ne se sent pas encore vraiment en confiance avec son genou. Et estime que sa condition physique n'est toujours pas à 100%. "C'est toujours difficile de s'analyser à coups de pourcentages. On ne sait pas vraiment quand on arrive à 100%. J'essaie simplement d'avoir de  meilleures sensations jour après jour, c'est l'histoire de ma carrière, de  toute carrière." A Monte-Carlo, on l'avait également vu touché au dos et moins en confiance sur ses déplacements.

L'interview était également l'occasion pour Nadal pour éteindre plusieurs sujets chauds. Le premier, sur la décision des organisateurs de Roland-Garros de ne pas surclasser sa tête de série. L'ancien numéro 1 mondial devrait s'y présenter en tant que numéro 4 ou 5, alors que la possibilité de le remonter numéro 1 (comme le règlement l'autorise pour les cas particuliers) avait été envisagée. Non, Nadal n'est pas rancunier et comprend cette décision. Il faut d'ailleurs rappeler que jamais l'Espagnol n'avait demandé à être avantagé. "Il y a un débat beaucoup plus profond qui est de savoir si le  classement ATP doit influencer les têtes de liste d'un tournoi et de savoir si  en raison d'une blessure, tu peux perdre aussi rapidement des places au  classement ATP. Mais les règles du jeu sont celles-ci. Je n'ai pas joué pendant  tout ce temps et mes adversaires ont joué. Tant mieux pour eux s'ils ne se sont  pas blessés. La blessure, c'est mon problème."

Et quant à l'état de la terre battue madrilène, qu'il avait tant critiqué l'an passé, il a cette fois tenu à féliciter les organisateurs du Masters 1000. Exit la terre-battue bleue de 2012, celle qui lui avait fait promettre de ne plus revenir disputer le tournoi si elle était conservée. "L'organisation du tournoi a fait  preuve cette année d'un grand effort et d'une grande inventivité. L'année  dernière, les courts n'étaient pas dans un état qui permettait de jouer de  manière professionnelle. Et même les années précédentes, ils n'étaient pas de  très bonne qualité en raison du climat généralement sec de Madrid. Mais cette année, les courts ne peuvent être meilleurs. Ils sont plus compacts et il y a moins de faux rebonds." Voilà déjà une bonne pour Rafa.