Andy Murray
Andy Murray | JUSTIN TALLIS / AFP

Murray trop fort pour Gasquet

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Il n'y a pas eu de miracle pour Richard Gasquet vendredi en quarts de finale du Masters 1000 de Paris-Bercy, battu en trois sets 7-6, 3-6, 6-3 par le Britannique Andy Murray, 3e joueur mondial et tête de série N.2. Si le Français accrocheur durant les deux premiers sets a semblé pouvoir faire jeu égal avec Murray, qui l'avait déjà battu six fois en neuf confrontations, il a totalement craqué, notamment sur sa mise en jeu dans une troisième manche que l'Ecossais a facilement dominée.

Gasquet sombre en fin de match

Pourtant, Richard Gasquet n'a pas semblé être si loin de son adversaire du jour.... Il a tout donné mais cela n'a pas suffi pour lui ouvrir la voie des demi-finale après 2h38 d'affrontement. Encore une fois, comme souvent d'ailleurs pour les joueurs français, il n'a pas su faire la différence quand il en avait la possibilité, notamment dans le premier set qu'il a cédé au tie-break 9 points à 7. Au niveau pendant la majeure partie du match, le Biterrois a fait pratiquement jeu égal avec le Britannique. Dans la troisième manche, c'est lui qui a d'abord réussi le  break (2-1), immédiatement effacé ensuite par Murray. Dans la première manche aussi, il avait eu sa chance: une balle de set dans le tie-break, sauvée par l'Écossais d'un passing slicé, Mais ensuite Gasquet a plongé physiquement en fin de rencontre.

Les échanges ont été longs et souvent spectaculaires, les deux hommes alternant les accélérations et les montées au filet, trouvant aussi des angles étonnants. Le public, à fond derrière son joueur, n'a pas boudé son plaisir. Dans le deuxième set, alors qu'il était dominé, Murray a commencé à se toucher le dos, en marmonnant beaucoup.Théâtre ou réelle gêne ? Lui seul le sait. Gasquet, lui, est persuadé que le N.3 mondial aurait pu "jouer encore  deux heures". Ce qui n'aurait pas été le cas du Français qui, à 4-3 contre lui service à suivre, n'a pas été en mesure de remette la pression sur Murray qui, quand il n'a pas été performant au retour, a su profiter des fautes directes de son adversaire. 

Christian Grégoire