Andy Murray
Andy Murray | CLIVE BRUNSKILL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Murray déborde Ferrer

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Andy Murray (N.2) a remporté le Masters 1000 de Miami en venant à bout de l'Espagnol David Ferrer en trois manches, 2-6, 6-4, 7-6(7-1). Son premier titre de la saison (le 26e en tout). Du coup, l'Ecossais reprendra à Roger Federer la deuxième place mondiale ce lundi. C'est la deuxième fois qu'il s'impose à Key Biscayne après 2009, et il s'agit de sa 9e victoire en 13 finales dans ce genre de tournoi.

A défaut d'avoir pu proposer du beau jeu (94 fautes directes au total, 15  breaks), les deux joueurs, qui ont fini au bord de l'épuisement, ont fait vivre  aux 13.000 spectateurs un final haletant. Dans le dernier set, Murray a quatre fois eu un break d'avance mais Ferrer  est à chaque fois revenu et a servi sans succès pour le match. L'Ecossais a même dû effacer une balle de match sur sa mise en jeu (à 5-6) avant le jeu décisif. Ferrer avait arrêté de jouer pour demander la vidéo, pensant que l'attaque de Murray était hors du court. Mais la balle avait bien accroché la ligne.

Le Britannique, plus fatigué que son rival sur la fin mais plus fort mentalement, a fait la différence au jeu décisif du troisième acte en se détachant irrésistiblement après un premier point que Ferrer pensait bien avoir gagné avant que son coup droit ne tape la bande du filet (7-1). Murray a remporté la majorité des longs rallyes (28-19) ce qui a finalement pesé. Il a légèrement moins souffert que son rival sur ses deuxièmes services (39% de points gagnés contre 33%) mais les deux joueurs étaient vraiment très près l'un de l'autre (23 points gagnants à 14, 45 fautes directes contre 50). Murray a converti 7 de ses 15 balles de break (contre 8/14 à Ferrer).

Murray: "J'ai eu de la chance"

"Je vous remercie pour votre soutien", a confié un David Ferrer très déçu, qui est donc passé à un point du match à 6-5. "Je ne veux plus y penser, je  vais oublier ça le plus vite possible. Je suis triste, bien sûr, mais je demain  je positiverai. Je suis arrivé en finale, j'avais une bonne chance de gagner le  titre mais ma vie ne va pas changer pour autant".

La malédiction des Espagnols se poursuit puisque Ferrer est le 4e Ibère à s'incliner en finale ici, après Bruguera, Moya et Nadal (3 fois). Le Catalan reprendra d'ailleurs lundi la 4e place ATP à son jeune compatriote.

"Le match aurait pu se terminer plus tôt mais j'ai eu de la chance sur la balle de match contre moi que mon attaque prenne la ligne. David fait partie des meilleurs joueurs au monde. C'est toujours très dur de l'affronter", a expliqué Andy Murray avant de soulever le trophée. Epuisé. Et plus soulagé que véritablement heureux.