Novak Djokovic en pleine extension
Novak Djokovic en pleine extension | AFP - VALERY HACHE

Monte-Carlo: Novak Djokovic, l'espoir dans la défaite

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Eliminé en 8e de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo par Dominic Thiem (N.5), Novak Djokovic (N.9) ne verra pas le dernier carré du tournoi monégasque pour la troisième année de suite, alors qu'il y était lors de ses 7 participations précédentes. Après son opération du coude en février et son retour peu probant lors de la mini-tournée américaine, le Serbe pourrait trouver des motifs de satisfaction à sa performance sur la terre-battue. Voici trois raisons de garder du positif dans cette semaine sur la Côte-d'Azur.

Pas de gêne au coude

Lors de son début de saison, Novak Djokovic avait souffert du coude, malgré six mois d'arrêt en 2017. Après son élimination en 8e de finale à l'Open d'Australie, il avait décidé e se faire opérer. Deux mois après, les tournois de Miami et Indian Wells avaient montré tout le travail qui lui restait, avec deux défaites au 1er tour. A Monte-Carlo, avec son "historique" coach Marian Vajda revenu à ses côtés, il a renoué avec la victoire. Il a surtout recommencé à jouer sur le circuit dans des matches durs sans avoir mal, visiblement. C'est une première grande victoire. "J'ai le sentiment que ça s'améliore jour après jour", disait-il après sa défaite. "Je n'ai pas ressenti de douleur au coude. Mon entraîneur Marian (Vajda) est de retour dans mon box. Il y a beaucoup de choses positives dans ce tournoi".

Son changement de raquette, en début d'année, a-t-il eu une influence ? En tout cas, il a mis du temps à s'y habituer: "C'est le même modèle, mais j'y ai apporté quelques ajustements. Des changements mineurs, mais significatifs dans notre monde. Je m'habitue de mieux en mieux à cette raquette"-a-t-il dit à Monte-Carlo.

Un physique et un mental qui reviennent

Il semble loin le temps où Novak Djokovic avait aligné 43 victoires de rang en début de saison. C'était en 2011, l'année de son accession au statut de N.1 mondial. Après six mois loin des terrains, mais bien plus de temps encore sans être en pleine possession de ses moyens, il met inévitablement du temps à retrouver tous ses automatismes.

Dans la tête comme dans les jambes, il doit "matcher" pour renouer avec son passé. Les 9 balles de match obtenues hier contre Borna Coric avant de conclure en sont la preuve. Ses petits retards sur ses déplacements, alors qu'il était l'un des plus rapides, en sont une autre. En livrant un gros combat avec Dominic Thiem lors de ce 8e de finale, "Nole" s'est prouvé qu'il pouvait rivaliser de nouveau avec des membres du Top 10. Pendant 2h30. Reste à les battre.

Un service très perfectible

C'est généralement le coup qui revient le plus vite. Au service, on est seul face à soi-même. L'adversaire n'intervient pas. Pourtant, Novak Djokovic a montré de belles faiblesses cette semaine dans ce secteur. Il n'a jamais dépassé les 65% de premières balles. Même contre son compatriote Lajovic, laminé 6-0, 6-1 en moins d'une heure, il n'est pas parvenu à servir plus de 62% de 1ers services. Contre Thiem, il a servi à 63%. Peut-être manque-t-il encore de fiabilité et de sensations avec sa nouvelle raquette...

Certes, ce secteur de jeu n'est pas aussi vital sur terre que sur les autres surfaces. Mais comme tout joueur, servir mieux peut faciliter la conquête d'un point. Face à l'Autrichien, il a gagné moins d'un point sur deux (48%) lorsqu'il servait une 2e balle, alors qu'il était au-dessus des 53% lors de ses deux premiers matches. Pour rappel, lors de sa victoire sur Andy Murray en finale à Roland-Garros en 2016, il avait servi 69% de 1res balles, et gagné 59% des points sur 2e service. Contre l'un des meilleurs relanceurs du circuit. Voilà une belle marge de progression.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze

Masters 1000