Masters 1000 de Miami : ça passe pour Garcia, Herbert et Gaston, Mladenovic et Ferro restent à quai

Publié le , modifié le

Auteur·e : Célia Sommer
Caroline Garcia Miami 2021
Garcia n'a pas flanché contre Buzarnescu. | MATTHEW STOCKMAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

Le premier Masters 1000 de la saison s'est ouvert ce mercredi 24 mars sans de nombreuses têtes d'affiches qui, pour beaucoup, ont préféré rester en Europe. Six Français avaient rendez-vous sur les courts de Miami. Seules Fiona Ferro et Kristina Mladenovic se sont inclinées, ça passe pour les quatre autres.

Une première pour Gaston

Hugo Gaston avait pour la première fois pointé le bout de son nez dans le tableau d'un Masters 1000 à Bercy, à l'automne dernier, à la suite d'un magnifique Roland Garros. À l'époque, il s'était incliné d'entrée face à Pablo Carreno Busta. Mais ce mercredi à Miami, le 162e joueur mondial n'a fait qu'une bouchée de Dominik Köpfer au premier tour (6/1 6/4) pour signer sa première victoire dans un Masters 1000. Le très prometteur Italien Jannik Sinner l'attend au prochain tour.

Sur sa lancée de sa belle semaine marseillaise qui l'a vu atteindre la finale de l'Open 13, Pierre-Hugues Herbert s'est une nouvelle fois montré en pleine confiance ce mercredi. 'PHH' a largement dominé le Portugais Pedro Sousa  (6-1, 6-3), 111e joueur mondial et qui participait à son premier Masters 1000.  Au prochain tour, l'Alsacien sera confronté au demi-finaliste de l'édition 2019, Felix Auger-Aliassime. 

Bilan mitigé pour les Bleues

Alizé Cornet a retrouvé des couleurs ce mercredi en renversant la très expérimentée Svetlana Kuznetsova. Dominée dans la première manche, la Niçoise a ensuite fait cavalier seul pour s'imposer en 2h11 de jeu (2/6, 6/2, 6/1). Elle aura fort à faire au prochain tour face à Petra Kvitova. Caroline Garcia s'est, elle, offerte une promenade de santé face à Mihaela Buzarnescu qu'elle a facilement écartée (6/1, 6/2), pour retrouver une autre Roumaine bien plus coriace au prochain tour, la numéro 3 mondiale, Simona Halep.

Kristina Mladenovic et Fiona Ferro ne profiteront pas plus longtemps du soleil floridien, du moins pas sur les courts du Hard Rock Stadium de Miami. La première n'a pas résisté à la cogneuse américaine Danielle Collins en s'inclinant 6/3 6/3. La seconde a offert un long combat à la Chinoise Saisai Zheng. Fiona Ferro, 44e mondiale, a finalement dû s'avouer vaincue après plus de 2h30 de match (6/2, 4/6, 6/2), face à une joueuse qui avait débuté l'année 2021 par cinq défaites au premier tour. Ca ne passe pas non plus pour Océane Dodin, sortie en trois manches par Sloane Stephens (6/7, 6/4, 6/2).

Un tournoi boudé par le top 15 ? 

Sur la feuille, les absents sont nombreux. Et pas des moindres. C’est la première fois, en dix-sept années, que Rafael Nadal, Roger Federer et Novak Djokovic ne jouent pas un Masters 1000 dans le tableau final. L’Espagnol est blessé au dos. Le Suisse et le Serbe ont, quant à eux, préféré rester en famille, plutôt que de devoir subir un lourd protocole sanitaire. Au total, cinq membres du top 10, la moitié du top 15 et 32 joueurs du top 100 ont également renoncé au tournoi, dont Dominic Thiem (4e) et Stanislas Wawrinka (21e). Côté français, Gaël Monfils (14e), Richard Gasquet (5e), Jo-Wilfried Tsonga (66e), Gilles Simon (69) et Corentin Moutet (74e) ne sont pas non plus du voyage. 

Chez les dames, seule une joueuse du top 20, Serena Williams, n'est pas de la partie. L’Américaine a déclaré forfait le week-end dernier, "à cause d'une récente chirurgie buccale", a-t-elle expliqué dans un communiqué. Un coup dur pour le tournoi.

Les blessures et les conditions sanitaires ont joué un rôle capital dans cette vague de forfaits. Mais l’argent n'y est pas non plus étranger. Cette année, le vainqueur repartira avec 300 110 dollars, contre 1 354 000 en 2019… soit une baisse d’environ 80%. Une décision qui n'a toutefois pas suffi à démotiver Daniil Medvedev (2e), Stéfanos Tsitsipas (5e), Alexander Zverev (7e), Andrey Rublev (8e) et Diego Schwartzman (9e), bien présents dans le tournoi.

Le coup de sang de Pospisil

Sur le court n°1, le Canadien Vasek Pospisil a laissé éclater sa colère contre le patron du circuit ATP Andrea Gaudenzi, avant de s'excuser. Au cours d'une journée où les résultats notables ont été les qualifications du Sud-Africain Lloyd Harris, récent finaliste à Dubaï, et de l'Américaine Sloane Stephens qui n'avait plus gagné un match depuis 176 jours, son coup de sang a donné un peu de relief à une première journée assez morne. 

Pospisil a d'abord tapé une balle hors du court de frustration, avant de briser une raquette au sol. Puis, alors qu'il servait dans le premier set à 5-3 et 40-15, il a pris un point de pénalité pour propos injurieux, perdant de cette façon le premier set. Interrogé au moment du changement de côté par l'arbitre, Arnaud Gabas, sur les raisons de son courroux, Pospisil a répondu: "Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui? Hier, pendant une heure et demie, le président de l'ATP m'a crié dessus lors d'une réunion de joueurs, pour avoir essayé d'unir les joueurs. Pendant une heure et demie. Le patron de l'ATP. Faites-le sortir d'ici... Trou du c... Pourquoi est-ce que je supporterais cela ?", a enchaîné le 67e mondial, en parlant d'Andrea Gaudenzi.

En plus d'être éliminé en trois manches (6-3, 4-6, 6-3), Pospisil a exprimé ses regrets sur Twitter : "Je tiens à m'excuser sincèrement pour mon comportement sur le court. J'ai manqué de respect au jeu que j'aime et j'en suis sincèrement désolé."En guise d'explication, j'ai été profondément troublé lors d'une réunion entre les joueurs et les dirigeants de l'ATP hier soir, et... j'ai sous-estimé le poids de ces émotions jusqu'à ce que j'entre sur le court aujourd'hui. Encore une fois, je suis désolé pour mon comportement et pour le langage que j'ai utilisé", a-t-il ajouté.

En novembre, il avait estimé dans un podcast du site Tennis.com que l'objectif de la PTPA était de faire en sorte que les joueurs soient "représentés d'une manière appropriée". "Avec cette organisation nous avons réellement la capacité d'influencer les décisions majeures qui sont prises et qui affectent nos moyens de subsistance." A ce titre, John Isner a mis en exergue, plus tôt mercredi, l'interrogation des joueurs à propos de la baisse des dotations dans les tournois du circuit, dont le Masters 1000 de Miami, passé de 1,35 million de dollars pour les vainqueurs en simples en 2019 à un peu plus de 300 000 cette année.

Avec Jean-Baptiste Lautier et AFP

-