Le Français Jo-Wilfried Tsonga
Le Français Jo-Wilfried Tsonga | AFP - Anne-Christine POUJOULAT

Masters 1000 Paris - Jo-Wilfried Tsonga frôle l'exploit contre Raonic

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Longtemps absent des terrains pour blessure et vainqueur d'un seul match depuis le mois de février, Jo-Wilfried Tsonga, tombé au 256e rang mondial, a réalisé un match plein au 1er tour du Masters 1000 de Bercy. Face à Milos Raonic, désormais 21e mondial, le vainqueur du tournoi 2008 a livré un marathon pour finir par s'incliner 6-7 (4/7), 7-6 (7/5), 7-6 (7/5). Au prochain tour, le Canadien défiera le Suisse Roger Federer, qui a confirmé sa participation aujourd'hui après avoir été couronné dimanche à Bâle.

Battu d'entrée à Vienne par Sam Querrey (en 3 sets), par Gaël Monfils à Anvers (en trois sets) après avoir battu Guido Pella (en trois sets) au 1er tour, par Peter Gojowczyk (en trois sets) à Metz pour son retour à la compétition, Jo-Wilfried Tsonga a poursuivi son marathon. Comme c'est le cas à chaque match depuis son retour à la compétition, le Français a mené un combat. Contre un adversaire très à l'aise en indoor et encore plus sur surface rapide (Milos Raonic), et contre lui-même. Car on ne se remet pas de 7 mois d'inactivité sur le circuit comme cela.

A Bercy, sur un terrain qui l'avait couronné l'année de son explosion au plus haut niveau (2008), Jo-Wilfried Tsonga a clairement repris des couleurs. Face à un joueur qui l'avait battu lors de leurs trois dernières confrontations (1 en 2014 et 2 en 2016) mais qui est en quête de confiance (3 défaites consécutives d'entrée à Shanghaï, Anvers et Vienne), le Manceau a montré que sa 256e place mondiale était très éloignée de son réel niveau. Mais à l'arrivée, sur un dernier coup droit sorti des limites du terrain, il a dû se résoudre à s'incliner encore une fois.

La finale de la Coupe Davis, une motivation de plus

Depuis son retour sur le circuit, lors du tournoi de Metz voici un mois et demi, il n'a gagné qu'un match. Jo-Wilfried Tsonga continue à courir après le temps perdu. Mais avec près de 3h passées sur le terrain aujourd'hui, il accumule du temps de jeu en compétition. A un moment, cela payera certainement. Pour la finale de la Coupe Davis dans trois semaines ? Cela pourrait être insuffisant, surtout sur terre battue.

Mais il veut y croire: "Pour tout vous dire, s'il reste trois semaines de préparation, je me dis que je pourrais être dans les temps", a-t-il dit après son match. "Donc pour moi, ce serait une source de motivation incroyable pour être dans l'équipe. Il reste encore des choses à améliorer. Il y a encore beaucoup d'imperfections. L'année dernière, en 2017, j'ai quand même fait une grosse année. J'ai pas joué en 2018 mais le tennis ne s'est pas envolé