AccorHotels Arena
L'AccorHotels Arena dispose désormais de 23 000 places | WOSTOK PRESS/MAXPPP

L'AccorHotels Arena, une salle du XXIe siècle pour le BNP Paribas Masters

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Après dix-huit mois de travaux, le Palais Omnisport de Paris-Bercy s'est offert une seconde jeunesse et un nouveau nom: l'AccorHotels Arena. Inaugurée en 1984, la salle du sud-est parisien est désormais l'une des plus modernes d'Europe et accueille depuis ce lundi matin la trentième édition du BNP Paribas Masters. Une salle splendide qui plaît aux spectateurs et aux acteurs majeurs, les joueurs.

Un hall d’accueil repensé, une atmosphère différente, et il faut bien le dire plus classe qu’avant, le Palais omnisports de Paris-Bercy (désormais AccorHotels Arena) s’est refait une beauté. Entre mars 2014 et octobre 2015, soit 18 mois de travaux comme prévu, la plus grande arène omnisports et culturelle de Paris est entrée dans une nouvelle ère. « La salle, qui va être l’une des plus belles d’Europe, forme un écrin magnifique pour le tournoi », estime Guy Forget directeur du tournoi. « Avant les travaux de rénovation, je trouvais déjà cette salle extraordinaire. Avec l’AccorHotels Arena, le BNP Paribas Masters devrait prendre encore une nouvelle dimension » a poursuivi Forget, vainqueur du tournoi en 1991 face à Pete Sampras lors de la plus longue finale de l'histoire (3h46 à l'époque en trois sets gagnants).

Comparable à l'O2 Arena de Londres

Et comment le contredire tant l’impression de modernité est prenante lorsque l’on pénètre sur le court ? Moins bleutée qu’à l’O2 Arena de Londres, l’atmosphère a connu un sérieux coup de neuf. Exit les sièges rouges, place au gris et à des couleurs plus sombres qui donnent à l’ensemble un cachet comparable à la sublime salle londonienne. L’entrée des joueurs se fait sous un déluge de lumières grâce à des leds très à la mode dans les arènes du monde entier. Le spectateur est ainsi au cœur d’un événement spectaculaire. "Dans la grande salle (le court central), l’assise des fauteuils, les nouveaux écrans ou encore le nouvel éclairage vont permettre au public de se sentir encore mieux » explique Guy Forget. Et en effet, la nouvelle disposition des sièges permet au public une meilleure vision sur le court. Et même si le premier match de ce lundi entre Adrian Mannarino et Dominic Thiem remporté par l’Autrichien n’a pas déplacé les foules, le public présent aime le lieu. Loïc Germain, 23 ans, évoque une salle « futuriste » et dit la préférer à l’ancienne. Nadia Hassima, 32 ans, a de son côté beaucoup aimé l’entrée des joueurs. Ces derniers semblent d’ailleurs contents du résultat de travaux qui auraient coûté 135 millions d’euros (hors taxe) sans dépassement de budget.

Elle plaît à Djokovic

« En tant que joueur, franchement, cela fait plaisir à voir. Quand on a l’habitude de revenir dans un tournoi depuis des années, c’est toujours agréable de constater que les organisateurs essaient encore et encore de s’améliorer », a réagi Novak Djokovic. Le numéro un mondial est particulièrement enchanté par les conditions d’accueil des joueurs : « on nous a ajouté des salles de relaxation strictement réservées aux joueurs et aux entraîneurs : c’est super pour se concentrer avant les matches, c’est quelque chose que l’on ne trouve pas dans tant de tournois que cela. » On l’aura compris, le BNP Paribas Masters (dans son appellation officielle) est devenu l’un des tournois les plus modernes du monde grâce à un nouvel écrin splendide. Andy Murray, qui n’a jamais pu faire mieux qu’un quart de finale à Paris (cinq fois) s’est fendu d’un sobre mais clair : « Le nouveau stade ? Je l’adore ! ». Finalement seul Adrian Mannarino, premier entrant sur le court lundi, a livré un autre son de cloche se disant «pas encore convaincu » mais persuadé que la salle sera belle une fois terminée.

Le décalage d’une semaine du tournoi parisien lui permet d’attirer plus de grands noms que par le passé : les meilleurs joueurs disposant d’une semaine de repos avant le Masters de Londres. Le seul Milos Raonic manque à l’appel parmi les vingt premiers joueurs à l’ATP. Rare pour un tournoi comme Bercy. La corbeille de fruits placée juste à côté de la chaise des joueurs sur le court n’en est sans doute pas la cause. Le nouvel écrin et la curiosité de chacun peut-être un peu plus.