Guy Forget
Le directeur du BNP Paribas Masters de Bercy, Guy Forget | MAXPPP - PQR - LE PROGRES - JOEL PHILIPPON

Forget, Bercy-2013 socle pour l'avenir

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Avec une affluence "quasiment au niveau du record de l'an dernier" (2e affluence de l'Histoire avec 133 710 spectateurs), et la présence de tous les meilleurs joueurs du monde, Guy Forget, directeur du BNP Paribas Masters de Bercy, est pleinement satisfait. "On a été gâté", a-t-il dit lors de sa traditionnelle conférence de presse de fin de tournoi. "Si on peut avoir ce plateau durant les dix prochaines années, on signe tout de suite."

"On est passé d'une année difficile à une année extraordinaire. Mais on n'a rien fait de révolutionnaire entre les deux. " Guy Forget, le directeur du BNP Paribas Masters de Bercy, sait que la présence en quarts de finale des huit qualifiés pour le Masters de Londres ne se reproduira pas chaque année. "C'est un concours de circonstance très favorable", rappelle-t-il, sans omettre d'en remercier les principaux responsables: "Je salue l’ensemble des joueurs qui ont rempli leur obligation de manière très professionnelle. Ils ont joué le jeu à 100%." Et d'ajouter: "C’est exceptionnel à Bercy. Et c’est même peu fréquent en Masters 1000." Avant d'admettre: "Le fait que Nadal et Djokovic se battent pour place de N.1, que plusieurs joueurs soient encore candidats au Masters, tout cela a créé un suspense et un investissement supérieur de certains."

Le changement de date écarté

Après le milieu des années 2000, où le tournoi accumulait les forfaits de dernière minute au terme d'une saison éreintante, les temps ont changé. En 2014, une semaine séparera Bercy du Masters de Londres. Du coup, l'éventualité d'un changement de date, pour déplacer Bercy en début d'année juste après l'Open d'Australie, ne semble plus d'actualité. "On reste ouvert à toutes les éventualités", pondère Forget. "Quand on voit le plateau cette année en comparaison de celui de l'année dernière... Avoir de nouveau une semaine d'écart avec le Masters est un grand pas. Si on peut avoir ce plateau dans les dix prochaines années, on signe tout de suite. Et on n'aura pas envie de changer de date", sourit-il.

Mais il sait la fragilité de la situation. Et les matches-exhibitions aux quatre coins de la planète durant la préparation d'avant-saison peut changer la donne: "L'appat du gain, c'est essentiellement ce qui les motive dans ces matches. Les joueurs réclament plus de repos, et c'est légitime. Mais si certains s'engagent sur des tournées longues à l'autre bout du monde, il ne faudra pas qu'ils se plaignent après." Et de rappeler: "Lorsqu'un joueur est absent, c'est tout le circuit des Masters 1000 qui est pénalisé. Les joueurs doivent connaître l'importance de leur implication dans le Tour."

"Le stade le plus moderne d'Europe" en 2015

Si la date ne va pas changer, les lieux vont être modifiés, avec la transformation du POPB en Bercy Arena, pour une ouverture lors du tournoi en 2015. En 2014, les travaux feront une pause pour permettre au Masters 1000 d'avoir lieu. Dans deux ans, "on aura sans doute le stade le plus moderne d'Europe", s'enthousiasme Guy Forget, ce qui "rendra le tournoi encore plus spectaculaire". "On peut envisager l’avenir avec beaucoup d’optimisme et je suis archi motivé."

Avec 133 710 spectateurs sur la semaine (chiffre non définitif), cette deuxième plus grosse affluence de l'Histoire est "quasi identique à celle de l'an dernier qui était un record", selon le directeur du tournoi. En 2013, elle avait atteint les 134 107. Et Guy Forget pointe les satisfactions. Chez les étrangers, il retient un Federer qui "a fait le maximum pour venir et a rejoué pas loin de son meilleur niveau", un Ferrer "de nouveau en finale alors que tous les meilleurs étaient là ce qui montre bien sa qualité". Chez les Français, un "Richard Gasquet qui a franchi un cap et gagné sa place pour le Masters", la révélation Pierre-Hugues Herbert qui "va faire parler de lui dans les prochaines années avec son jeu offensif".