Roger Federer
L'ancien N.1 mondial, Roger Federer | AFP - GABRIEL BOUYS

Federer, l'occasion ou jamais à Rome ?

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Sans la moindre finale à son actif cette saison jusque-là et donc sans titre, Roger Federer retrouve son éternel rival, Rafael Nadal, en finale du Masters 1000 de Rome. Lors de ses premières retrouvailles en finale avec l'Espagnol depuis deux ans, le Suisse a l'occasion d'accrocher pour la première fois à son palmarès le titre romain. Passé tout près de la sortie de route face à Gulbis et face à Ferrer aux tours précédents, le Majorquin veut éviter une défaite, comme cela avait été le cas en finale à Hambourg en 2007 et Madrid en 2009, ses deux seuls revers contre le Suisse sur terre-battue.

Cela faisait une éternité que Roger Federer n'avait pas croisé Rafael Nadal lors d'une finale. Entre l'avènement de Novak Djokovic au sommet de la hiérarchie mondiale et la longue blessure de l'Espagnol, depuis Roland-Garros 2011, les deux anciens maîtres du tennis n'ont plus vu leur duel conclure une semaine. Entre 2008 et 2010, ils s'étaient affrontés à huit reprises, à chaque fois en finale. A Rome, il y aura donc un petit goût de "revival". Mais le temps a passé, et les deux hommes ont changé.

Revenu sur les terrains en février après une absence de 8 mois, Rafael Nadal n'a disputé que des finales, et celle de Rome sera sa 8e. A l'opposé, Roger Federer n'a plus atteint ce niveau depuis sa défaite au Masters de Londres en novembre contre Novak Djokovic. Pourtant, le Majorquin ne représente plus la machine imbattable qu'il était avant sa blessure. Hormis ses tournois de rentrée, il est passé bien des fois tout proche de la défaite, contre Dimitrov à Monte-Carlo, Ferrer à Madrid et Rome, Gulbis à Rome. Mais il a presque toujours réussi à s'en sortir, à l'exception de la finale contre Djokovic à Monte-Carlo. 

Le souvenir de la finale de 2006

Menant 19-10, et n'ayant perdu que deux fois (en finale à Hambourg en 2007 et Madrid en 2009) sur terre-battue, "Rafa" a l'avantage des statistiques contre le Suisse. Il a également un ascendant psychologique indéniable sur cette surface, et une confiance accumulée depuis le mois de février. Mais le plus grand joueur de l'Histoire a construit sa légende autour d'exploits. Et il veut y croire: "Pour moi, c'est déjà un très bon tournoi. J'espère bien conclure. Bon, il est favori mais je n'aurai rien à perdre. Il est peut-être à la fin d'une longue saison de terre battue. C'est peut-être ma chance. Je l'ai battu exactement dans ces circonstances à Hambourg en 2007. Il va falloir que je m'habitue aux nouvelles conditions de jeu. Passer de la nuit à la journée (la finale est programmée à 16 heures-NDLR) n'est jamais évident. Je connais la difficulté mais je vais tout essayer. Je vais réfléchir à la manière de jouer et j'espère prendre les bonnes décisions."

En 2006, voici 7 ans, les deux hommes étaient déjà face à face en finale ici-même. le match avait duré 5h05, étant encore au meilleur des cinq sets avec une défaite après avoir eu deux balles de match (6-7 7-6 6-4 2-6 7-6). Roger Federer en garde un souvenir très précis: "J'avais raté deux coups droits long de ligne sur mes deux balles de match." Il aimerait apporter des images plus positives cet après-midi.