Entre Djokovic et Nadal, la course pour le trône de numéro 1 mondial est lancée

Publié le , modifié le

Auteur·e : William Vuillez
Djokovic et Nadal
Djokovic et Nadal | AFP

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À l'aube de leur entrée en lice au Masters 1000 de Paris-Bercy et à l'approche du Masters de Londres, dans lequel ils sont tous les deux qualifiés, Rafael Nadal et Novak Djokovic vont se livrer une ultime bataille : celle de la course au trône de numéro 1 mondial.

D'un côté Novak Djokovic, vainqueur de l'Open d'Australie et de Wimbledon. De l'autre Rafael Nadal, titré à Roland-Garros et à l'US Open. En 2019, le Serbe et l'Espagnol se sont partagés les points du circuit et trônent tous les deux au sommet du classement ATP, bien loin de la concurrence. Classement ATP dominé par Novak Djokovic depuis un an, presque jour pour jour, après sa prise de pouvoir au lendemain du tournoi de Bercy, le 4 novembre 2018. 

Sauf que voilà, après un an de règne, le Serbe est désormais assuré de perdre sa place de numéro 1 mondial après le Masters 1000 de Paris-Bercy, au profit de Rafael Nadal et ce quelque soit l'issue du tournoi. À quelques jours du Masters de Londres, dernier rendez-vous de la saison, la course à la place de numéro 1 mondial est plus que jamais lancée. 

Avantage Rafa 

Intouchable de Juillet 2018 à Février 2019, Novak Djokovic s'est constitué un véritable matelas d'avance au classement ATP notamment vis-à-vis de son principal rival, Rafael Nadal. Une avance qui s'est portée à un peu moins de 5.000 points en juin dernier.

Sauf qu'avec la grosse fin de saison de l'Espagnol et les quelques faux pas du Serbe, dont une blessure qui l'a contraint à abandonner dès les huitièmes à l'US Open, l'avance du numéro 1 mondial a fondu comme neige au soleil. Alors que débute le Masters de Paris, Djoko ne compte à peine plus que 700 points d'avance sur Rafa. 

à voir aussi Rafael Nadal face à son casse-tête des fins de saison Rafael Nadal face à son casse-tête des fins de saison

Assuré d'être numéro 1 après Bercy (les points récoltés au Masters de Londres l'an dernier étant retirés à ce moment là), Nadal est en position de force sur son rival. "Si au bout de la saison je suis numéro 1, je serais ravi. Mais je l'ai déjà dit, mon objectif désormais, ce n'est pas d'être N.1, mais d'organiser mon programme pour durer le plus longtemps possible". En effet, le Majorquin a ce gros avantage de n'avoir aucun point à défendre depuis l'US Open. Blessé aux abdominaux, il avait tiré un trait sur sa fin de saison en Novembre 2018 et n'avait pas disputé le moindre match après son abandon en demi-finale de l'US Open face à Juan-Martin Del Potro. 

À l'inverse, Djokovic avait carburé à cette période de l'année, en remportant le Masters de Shanghai et en allant en finale à Bercy et au Masters de Londres. Pour faire simple : Nadal a tout à gagner, Djokovic presque-tout à perdre. 

Djoko peut-il quand-même y croire ? 

Et oui Novak Djokovic a presque tout à perdre en cette fin de saison. Presque tout, car avec un échec en finale à Paris et Londres l'an dernier, quelques points sont encore accessibles. Pour cela pas d'autre choix : faire un sans-faute. "Il faut que je joue mon meilleur jeu et voir où cela me portera. Pour être numéro 1, il faut que je gagne tous mes matches, j'en suis conscient", a déclaré le Serbe ce lundi en conférence de presse. Tout gagner donc mais espérer dans le même temps un faux pas prématuré de Rafael Nadal. Des calculs auxquels le Serbe ne préfère pas trop penser à l'heure de disputer le Masters 1000 de Paris-Bercy. "Ce type de calcul n'est jamais bon pour l'état d'esprit d'un joueur et cela nous prive de l'énergie vitale, ce qui peut saper un peu notre jeu", a-t-il ajouté. 

S'il réussissait l'exploit de terminer numéro 1 mondial à la fin de la saison, Novak Djokovic égalera le record de Pete Sampras, qui l'a fait six fois. Mais pour l'heure, les deux rivaux de toujours ne semblent pas trop se préoccuper de cette "course au trône". Au contraire c'est plutôt décontractés, qu'on les a vu s'entraîner ensemble à Bercy, très complices. "Penser que la rivalité doit nous conduire à nous éviter, ce n'est pas vraiment ma conception du sport. Hors compétition, nos relations sont tout à fait normales", a souligné Nadal dimanche devant la presse.