Novak Djokovic
Novak Djokovic en conférence de presse pour s'expliquer après ses propos sur le circuit féminin | MAXPPP - ERIK S. LESSER

Djokovic fait amende honorable: "Je suis pour l'égalité" entre hommes et femmes

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Le N.1 mondial Novak Djokovic a assuré mercredi qu'il était favorable à l'égalité de dotations entre les circuits masculin et féminin, alors qu'il avait suggéré le contraire après sa victoire à Indian Wells dimanche. "Je n'ai jamais eu de problème avec la question de l'égalité entre les sexes, dans le sport ou dans toute autre domaine de la vie", en marge du Masters 1000 de Miami. Il en a aussi profité pour poser avec Chris Evert et Billie Jean King, deux reines passées du circuit féminin.

"Nous méritons tous plus de la répartition des recettes des tournois (...) je suis désolé si j'ai blessé mes collègues du circuit féminin, j'ai le plus grand respect pour elles", a indiqué Novak Djokovic, dans un contre-pied incroyable par rapport à ses propos de dimanche. "Je n'avais pas l'intention de les blesser ou de faire des commentaires qui ont été perçues négativement, je ne fais aucune différence, je suis pour l'égalité dans le sport".

Djokovic, 29 ans, a précisé qu'il avait envoyé des messages à Serena Williams et Andy Murray qui l'avaient particulièrement critiqué après ses propos tenus dimanche. Le vainqueur de l'Open d'Australie 2016 a admis qu'il avait été "surpris par l'ampleur des réactions à cette histoire lors des derniers jours". Un peu plus tôt, il avait déjà présenté ses excuses sur Facebook. Le N.1 mondial avait emboîté le pas du directeur du tournoi d'Indian Wells, dont les propos l'ont conduit à démissionner.

Billie Jean King et Chris Evert sous le charme​

Et comme le Serbe est quelqu'un d'intelligent, qui a compris depuis longtemps comment fonctionne le circuit et les médias, il a posé, dans les travées de Miami, avec deux anciennes reines du tennis féminin, deux femmes qui ont transformé le circuit féminin à leur époque: Chris Evert et Billie Jean King. Et visiblement, l'ancienne N.1 mondiale, qui avait défié et battu en 1973 dans "la bataille des sexes" Bobby Riggs (N.1 mondial dans les années 40) qui avait parlé du circuit féminin comme '"inférieur à celui pratiqué par les hommes", a été convaincue par les propos de Novak Djokovic. C'est un soutien de poids que celui de Billie Jean King, à l'origine de la création de la WTA et surtout depuis longtemps engagée dans la lutte pour les droits des femmes.