Juan Martin Del Potro
Juan Martin Del Potro | FREDERIC J. BROWN / AFP

Del Potro - Nadal, la finale des revenants

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Rafael Nadal, qui n'a presque rien perdu malgré sept mois loin des courts, devait affronter dimanche en finale du Masters 1000 d'Indian Wells un Juan Martin Del Potro qui semble retrouver son niveau de 2009 après s'être offert Andy Murray et Novak Djokovic.

L'Espagnol a disposé du Tchèque Tomas Berdych (6e mondial) 6-4, 7-5 samedi  en demi-finales après avoir sorti le Suisse Roger Federer (2e) en quarts. En battant David Ferrer (4e mondial) en finale à Acapulco, puis coup sur  coup Federer et Berdych en deux sets, pour atteindre sa quatrième finale en  quatre tournois depuis son retour de blessure, l'Espagnol a fini de convaincre. C'est presque comme s'il n'était jamais parti. Comme si ces sept mois  passés à soigner son genou gauche (juillet-février) n'avaient rien changé: le  voilà en finale du premier tournoi sur dur qu'il dispute depuis un an ! "C'est complètement inattendu d'arriver en finale, a confié Nadal.  Sérieusement, c'est vraiment une grande surprise. Je suis très heureux et très  ému par ce retour. Je dois remercier tout le monde pour leur soutien." Il va tenter de gagner son troisième titre dans le désert californien  (après 2007, 2009) et son premier sur dur depuis fin 2010 (Tokyo). La dernière finale du Majorquin sur cette surface remonte à l'Open  d'Australie 2012, dans un match épique de six heures perdu face à Djokovic. "En finale, ce sera très difficile pour moi, mais je n'aurai rien à perdre,  j'ai déjà accompli plus que ce dont je rêvais, a déclaré Nadal. Quel que soit  le résultat, mon tournoi aura été fantastique."

"Parfait en finale"

Del Potro (N.7) a infligé au N.1 mondial Djokovic sa première défaite de la  saison en revenant d'un set à zéro, comme la veille en quart de finale face au  N.3 mondial Murray, et en comblant en plus un retard de 3 jeux à 0 dans le  dernier set grâce à une solidité physique et mentale supérieure à celle du  Serbe, qui a pourtant élevé la chose au rang d'art depuis deux ans. L'Argentin de 24 ans s'est imposé 4-6, 6-4, 6-4 en 2h50 dans la forte  chaleur d'Indian Wells, à deux heures de route à l'Est de Los Angeles. "Je ne méritais pas de gagner", a affirmé Djokovic, qui n'avait plus perdu  depuis le 31 octobre et sa défaite au 2e tour du Masters 1000 de Paris-Bercy  face à l'Américain Sam Querrey, soit 22 victoires consécutives. "J'ai gaspillé les occasions que j'ai eues alors que Juan Martin a été plus  posé dans les instants importants et a joué les bons coups dans les bons  moments", a ajouté le Serbe qui a commencé la saison par 17 victoires  d'affilée, à bonne distance de sa série de 2011 (41), l'année de son avènement. Del Potro avait fait grand bruit en 2009 en dominant consécutivement Rafael  Nadal et Roger Federer pour triompher à la surprise générale à l'US Open. A Indian Wells, premier Masters 1000 de la saison, c'est un autre morceau  de bravoure qui l'attend: battre en trois jours Murray, Djokovic et Nadal,  trois des membres de ce "Big Four" qui dicte sa loi sur le circuit. "Il faudra que je sois parfait en finale et je verrai bien si Rafa me  laisse une petite chance de gagner", explique le grand Argentin (1,98 m), qui  n'avait plus joué la finale d'un tournoi de ce niveau depuis cette fameuse  année 2009. Une sérieuse blessure à un poignet l'avait en effet éloigné des courts  toute la saison 2010 et il n'a repris sa place dans le Top 10 qu'à la mi-2012.

AFP