Andy Murray rage de vaincre Bercy 2016
La rage de vaincre d'Andy Murray. | FRANCK FIFE / AFP

BNP Paribas Masters - Andy Murray : "un match à gagner comme les autres"

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C'est l'air apaisé, et forcément joyeux, qu'Andy Murray, vainqueur dans la douleur de Tomas Berdych (7-6, 7-5) en quarts de finale du BNP Paribas Masters s'est présenté en conférence de presse d'après-match. Et évidemment, un sujet a tenu l'attention pendant plusieurs minutes : la place de numéro un mondial. Suite à la défaite de Novak Djokovic contre Marin Cilic, le Britannique prendra la tête du classement ATP s'il parvient à se hisser jusqu'en finale. Et pour le coup, cela avait ajouté une petite pression à son match contre le Tchèque. Comme pour demain, en demi-finale contre Milos Raonic, tombeur de Jo-Wilfried Tsonga.

Andy, après avoir assisté à la défaite de Novak Djokovic face à Marin Cilic, juste avant votre match, avez-vous eu l'impression que votre quart de finale avait pris une autre saveur ?

Andy Murray : "Oui bien sûr. Il y avait plus de tension qu'en début de semaine. Mais une fois sur le court, je n'ai vraiment pas senti la différence avec les autres rencontres. Il s'agissait d'un match comme les autres, que je voulais gagner, comme d'habitude. Maintenant, on verra demain comment ça se passe. Je pense que ce sera pareil mais je n'ai jamais été dans cette position. Avant les matches, je suis généralement tendu mais une fois sur le court alors tout va mieux."

Justement, votre demi-finale (samedi) sera très importante, presque une finale on peut dire. Comment le sentez-vous ?

A.M. : "Ce serait super évidemment si je parvenais à chiper la place de numéro un mondial cette semaine. Car ce n'était même pas l'objectif au départ. Ce n'était même pas mon but il y a deux ou trois semaines... Devenir n°1 à l'ATP demande un travail de longue haleine, et cela ne dépend pas d'un seul match. Donc si cela n'arrive pas demain soir, alors cela pourrait se produire dans quelques mois. Si cela arrive maintenant, tant mieux, mais je ne vais pas m'ajouter davantage de pression parce que je voudrais surtout m'assurer d'avoir l'occasion de le faire à l'avenir, et donc pas forcément demain."

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Vu les circonstances, êtes-vous déçu de ne pas affronter Novak Djokovic à Paris ?

A.M. : "Si cela avait été le cas, je n'aurais pas pu devenir n°1 mondial cette semaine. Il aurait donc pu préserver sa place de leader du classement ATP. En tout cas, à chaque fois que nous jouons l'un contre l'autre, je m'en souviens. Ce sont généralement de grands matches. Chaque fois que j'en sors, je suis conscient d'avoir affronté le meilleur joueur du monde. Et ce n'est pas seulement le n°1 mondial, c'est aussi un grand joueur. Comme Roger (Federer) ou Rafa (Nadal). Je me souviens toujours des matches contre ces joueurs car ils ont tous été importants pour ma finale à savoir dans des finales de Grand Chelem ou des Jeux Olympiques."