Rafael Nadal
Rafael Nadal | MIGUEL MEDINA / AFP

Bercy : les deux défis de Nadal

Publié le , modifié le

Si Rafael Nadal a réalisé une saison exceptionnelle qui devrait lui permettre de terminer la saison numéro 1 mondial pour la troisième fois, l’Espagnol a encore quelques challenges à relever en ce début novembre, en attendant 2014.

Lauréat de Roland-Garros pour la huitième fois et de l’US Open pour la deuxième, victorieux de 10 titres (+ 3 finales) en 15 tournois disputés, Rafael Nadal n’a pas fait de détails cette saison digne des meilleures années Federer (2005-2006) ou de l’incroyable année 2011 de Djokovic (sans parler de ses propres saisons 2008 et 2010).

Conquérir Bercy

Sans s’appesantir sur les objectifs que le Majorquin espère relever d’ici la fin de sa carrière, et ce dès le début 2014 (remporter tous les Masters 1000, être le premier joueur de l’ère Open à gagner (au moins) deux fois chaque Grand Chelem, gagner Roland à 10 reprises, rejoindre voire dépasser Federer avec 17 Majeurs…etc), Nadal court deux lièvres en cet automne.

D’abord, il peut vaincre sa malédiction à Bercy. Finaliste en 2007, le Taureau de Manacor n’a participé que trois fois au tournoi de l’est parisien, souvent blessé ou harassé par des saisons très physiques pour son corps.

Plus vulnérable indoor

Même si l’indoor rapide n’est pas sa surface préférée (il n’a gagné qu’un titre dans ces conditions, le Masters 1000 de Madrid, en 2005), Nadal peut (très) bien jouer s’il se sent en pleine possession de ses moyens. Vainqueur de Janowicz, un gros client, puis de Gasquet qui bénéficiait pourtant de l’appui du public, l’homme aux 13 sacres majeurs possède un meilleur service qu’il y a quelques années, ce qui lui permet de gagner des points facilement. Il dispose d’une arme fatale avec son coup droit frappé plus à plat que sur terre, et sa défense reste exceptionnelle malgré le revêtement rapide. Il ne craint personne en particulier même si davantage de joueurs semblent capables de le battre sur cette surface.

S’il venait à remporter le BNP Paribas Masters, Nadal enlèverait l’un des deux derniers Masters 1000 qui manquent à son palmarès (l’autre étant Miami). Il pourrait ensuite envisager le Grand Chelem des Masters 1000, bien qu’il ne soit pas le seul (Djokovic peut le faire s’il gagne Cincinnati, voire Federer à qui il manque Monte-Carlo et Rome).

Remporter enfin le Masters

Le deuxième challenge de sa fin de saison concerne bien évidemment le Masters. Nadal ne l’a jamais gagné (une finale perdue sèchement contre Federer en 2010 + deux demies) et il y a souvent déçu ses supporters quand il n’était pas carrément blessé (trois forfaits sur ses huit qualifications). Que l’un des meilleurs joueur de l’histoire n’ait jamais enlevé le fameux tournoi des Maîtres reste une incongruité quand bien même la rapidité du jeu indoor reste le challenge ultime pour ce guerrier des courts.

L’Espagnol a toutefois fait remarquer à plusieurs reprises que le Masters ne se jouait jamais sur terre battue, sur gazon ou sur dur extérieur, des surfaces où il se sent plus à l’aise. C’est vrai, mais il faudra qu’il fasse avec parce que ça devrait continuer comme ça, au grand plaisir de Federer, redordman des succès dans le tournoi des Maîtres (6).