Roger Federer
Roger Federer à la volée | KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Bercy : Federer-Djokovic en demie

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Roger Federer vient de remporter son premier succès contre un joueur mieux classé que lui en 2013. Le septuple lauréat de Wimbledon (N.5) s’est qualifié pour les demi-finales du Masters 1000 de Paris en battant un Juan Martin Del Potro légèrement diminué (adducteurs) en trois sets (6-3, 4-6, 6-3). Le Suisse défiera Novak Djokovic (N.2) en demi-finale, le Serbe ayant éliminé facilement Wawrinka (N.7).

Roger Federer a régalé dans le premier set. Réactif, vite sur ses jambes, le Suisse a bien servi et a suscité l’admiration du public sur deux ou trois coups exceptionnels (comme ses deux amorties consécutives pour mener 4-1). Les « Rodgeur, Rodgeur » se faisaient entendre à chaque changement de côté et on avait parfois l’impression de retrouver le Federer d’avant, celui qui récitait son tennis pour le plus grand bonheur de ses fans. Précis dans ses frappes, bien ajusté, le Suisse concluait facilement la manche en une demi-heure (6-3).

Del Potro trop nerveux

Scénario différent au deuxième acte. Del Potro réagissait en mettant plus d’intensité dans ses coups et en servant mieux. Passé la première balle de break sauvée d’emblée, l’Argentin revenait clairement dans le match. Son grand coup droit lui valait quelques points gratuits et il se montrait plus offensif en rentrant davantage dans le court afin d’éviter d’affronter Federer en cadence. Il breakait en fin de set pour égaliser (6-4) et relancer la partie.

Federer redonnait un coup de collier dans la manche décisive. Il s’emparait du service adverse à 2-2 en profitant d’un très mauvais jeu de Delpo. Il était toutefois contraint de sauver deux balles de break dès le jeu suivant : la Tour de Tandil gâchait la première sur un revers dans le couloir mais son passing de coup droit gagnant lui offrait ensuite le droit d’y croire de nouveau (3-3). Mais le Bâlois serrait le jeu et parvenait à reprendre immédiatement l’engagement adverse après quelques fautes grossières de son rival, en colère contre lui-même. Il concrétisait derrière (5-3) pour conclure (6-3, 4-6, 6-3 en 1h43).

Première victoire contre un top 10 depuis janvier

"J'avais perdu de très peu lors de mes trois derniers matches contre lui", a confié Federer. Ca s'était joué sur des détails aussi bien au Masters en 2012 qu'à Bâle ces deux dernières années et notamment en 2012 où j'avais été trop nerveux. Je suis content d'avoir gagné. Je ne me sens pas incroyable (sic) mais bien".

L'homme aux 17 titres du Grand Chelem a bien servi (70% de premières balles) et marqué davantage de points gagnants que son adversaire (36 à 20). Il a surtout commis moins de fautes directes (22 contre 32) et a su se montrer quasiment impérial à la volée (17/20). Mine de rien, il vient de battre son premier top 10 depuis sa victoire en quarts à Melbourne contre Tsonga. Il faudra toutefois être encore meilleur samedi contre l'ogre Djokovic qui reste sur 15 succès consécutifs.

"Toujours très athlétique contre Djokovic"

"Djokovic, c'est un super joueur", a confié Federer en conférence de presse. "Il a gagné son Grand Chelem cette année, il finit fort l'année, comme d'habitude. Ce sera un match difficile mais intéressant car on joue toujours très bien l'un contre l'autre. C'est toujours très athlétique car on essaie toujours de prendre le match à notre compte. On s'est très souvent joué en demi-finales parce qu'il a longtemps été 3e ou 4e avec Murray alors que j'étais 1 ou 2 avec Rafa".