Jerzy Janowicz
Jerzy Janowicz énervé | JOSE JORDAN / AFP

Bercy beaucoup Jerzy Janowicz

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La révélation du Masters 1000 de Paris 2012 revient sur les lieux de son crime avec l’ambition de remporter son tournoi fétiche. En un an, le Polonais de bientôt 23 ans a déjà prouvé que son exploit n’était pas un feu de paille. Le géant a du talent à revendre et il compte bien poursuivre sa progression dans les mois à venir. En attendant, il va devoir se coltiner Rafael Nadal ce jeudi pour une place en quarts de finale.

Souvenez-vous ! C’était l’an dernier, lors des vacances de la Toussaint. Un grand échalas de 2,04 m pour 90 kg se frayait un chemin jusqu’en finale après être passé par les qualifications. Au passage, Janowicz avait écarté de sa route Tursunov, Serra, Kohlschreiber, Cilic, Murray (en sauvant une balle de match), Tipsarevic et Gilles Simon, impuissant en demi-finale. Seul le coriace David Ferrer avait trouvé la faille dans la cuirasse du Slave en finale.

Dans le Top 15 en attendant mieux

Depuis, Jerzy Janowicz a accompli un beau parcours. Monté au 26e rang mondial fin 2012 (+ 43 places gagnées après son braquage parisien), l’enfant de Lodz a affiché ses progrès une bonne partie de la saison 2013 même s’il n’a soulevé aucun trophée. Battu par Almagro au 3e tour à Melbourne, puis par Wawrinka au 3e tour à Roland-Garros, Janowicz a étalé toute sa panoplie pour accéder au dernier carré de Wimbledon (avec notamment des victoires sur Stepanek, Almagro et Melzer). Il donnera du fil à retordre au futur vainqueur, Andy Murray, dans une demi-finale perdue en quatre manches serrées.

Prétendant à Wimbledon

Il grimpera jusqu’au 14e rang mondial au cœur de l’été mais tombera –blessé au dos- dès le premier tour face à Maximo Gonzalez. Quart de finaliste à Valence il y a quelques jours (dominé par Ferrer), Janowicz a abordé Bercy en confiance. Mardi, il a disposé du Colombien Santiago Giraldo en deux sets, et il attend Nadal de pied ferme sur une surface qui convient mieux à son jeu qu’à celui de l’Espagnol. Son service puissant, son coup droit dévastateur et ses amorties distillées à bon escient le placent parmi les gros outsiders du tournoi. Véritable empêcheur de tourner en rond, Janowicz se verrait bien triompher dans une ville qu’il adore et devant un public qu’il a conquis par sa fraîcheur l’an passé. Mais même en cas d’échec, il ne faudrait pas remettre en cause le travail accompli cette saison. En un an, le Polonais a troqué son statut de participant aux tournois Challengers pour celui de prétendant au plus grand tournoi du monde, Wimbledon. C’est déjà énorme.