Gael Monfils - Roland 2011
Gael Monfils, l'une des meilleures chances françaises Porte d'Auteuil | AFP - MIGUEL MEDINA MIGUEL MEDINA

Les Bleus à J-25

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Roland-Garros c'est demain, ou presque. A trois semaines du Grand Chelem parisien (27 mai) le bilan tricolore sur terre battue est des plus contrastés. Difficile d'établir une véritable hiérarchie entre Gilles Simon victorieux à Bucarest, Gaël Monfils et Richard Gasquet convalescents ou Jo-Wilfried Tsonga en recherche de sensations. Passage en revue du niveau de forme du contingent français à l'approche de la deuxième levée de la saison.

Jo-Wilfried Tsonga (N.5)

Jo-Wilfried Tsonga affirme haut et fort qu'il aime jouer sur terre-battue. Simple méthode Coué ? Dans les faits, son bilan reste maigre sur cette surface. Un huitième de finale en 2009 et 2010 à Roland-Garros, un quart de finale à Monte-Carlo cette saison et puis… pas grand-chose. Le Manceau a du mal à exploiter son potentiel sur les terrains en terre. Son envie de bien faire ne compense pas certaines lacunes évidentes pour briller sur cette surface. La patience, l'arrondi dans les frappes et de meilleures qualités défensives. Numéro 5 mondial grâce à sa très belle fin de saison 2011, Tsonga tarde à conforter sa place. Conscient des progrès qu'il doit accomplir, il se rendait cette semaine à Munich pour "prendre ses marques". Patatras ! Tête de série numéro 1, il a chuté ce mercredi dès le premier tour face à l'éternel revenant Tommy Haas (6-1, 6-4). L'ancien numéro 2 mondial en 2002, aujourd'hui retombé à la 134e place mondiale n'a pas fait dans la dentelle. Tsonga quitte donc la terre allemande avec plus de questions que de solutions. Une seule certitude : il doit encore se perfectionner.

Gilles Simon (N.11)

Il est le meilleur terrien français à l'heure actuel sur terre. Fort de sa demi-finale lors du Masters 1000 de Monte-Carlo face à Rafael Nadal, le Niçois a enchaîné en remportant le tournoi de Bucarest. La troisième victoire de sa carrière en Roumanie. Un succès qui ne doit pas être surestimé vu la pauvreté du tableau (il était tête de série n.1) mais qui témoigne de sa confiance actuelle sur l'ocre. Reste à savoir s'il pourra concrétiser cette confiance à Roland-Garros. Régulier dans les tournois mineurs, Simon a souvent plus de difficultés à confirmer en Grand Chelem. Son meilleur parcours en tournoi majeur reste un quart de finale à l'Open d'Australie. A Paris, il n'a jamais fait mieux qu'un huitième de finale. C'était en 2011.

Gaël Monfils (N.14)

Il est le Français le plus attendu à la Porte d'Auteuil. Meilleur représentant tricolore devant les tribunes parisiennes avec une demie et deux quarts de finale depuis 2008, il est aussi celui qui suscite le plus gros point d'interrogation. Sa saison 2012 est en dents de scie. A son actif deux finales dans des tournois ATP 250, à Doha et Montpellier en janvier. Depuis, son nom est absent de la plupart des tableaux. A Indian Wells, il avait été victime d'un virus comme nombre de joueurs. Blessé à l'entraînement avec l'équipe de France, il avait manqué le quart de finale de la Coupe Davis face aux Etats-Unis. Difficile donc de juger de sa valeur. Une situation délicate et finalement habituelle pour le protégé de Patrick Chamagne qui s'est souvent présenté à Roland sans référence.

Richard Gasquet (N.18)

Bon terrien, Richard Gasquet inquiète depuis le début de la saison. Peu de résultats à se mettre sous la dent pour le Biterrois. Touché à la cheville avant Monte-Carlo après un match de foot, il reprend la compétition cette semiaine à Estoril pour espérer trouver son rythme. Huitième de finaliste à Roland en 2011, seulement battu par Novak Djokovic, il peut espérer faire aussi bien cette saison si son physique le laisse tranquille. Les deux masters 1000 ocre à Madrid et Rome sont sur son programme de préparation. Peut-être complété par Nice (ATP 250), dernier tournoi où il s'était imposé. En 2010, déjà.

Vincent Fossiez @VincentFossiez