Alizé Cornet
La joueuse française Alizé Cornet | MAXPPP - DOMINIQUE GUTEKUNST

Cornet décevante en Fed Cup

Publié le , modifié le

La déception en Fed Cup, pour le premier tour dans le Groupe II Mondial entre la France et la Suisse, samedi à Paris-Coubertin, est venue d'Alizé Cornet, N.1 française mondiale et 25e mondiale, battue en 2 heures et en deux manches (7-5, 6-4) par la jeune Belinda Bencic, 16 ans, et 137e mondiale. Après la victoire de Razzano face à Voegele, celle de Cornet aurait pu permettre à la France de faire le break. Tout est à refaire.

Pendant sept jeux pourtant, Cornet a semblé marcher sur les traces de son aînée, en dominant de la tête en des épaules la jeune Suissesse, qui semblait intimidée par l'événement. Mais aussi brusquement que bizarrement, à 5-2 en sa faveur, la Française a complètement déjouée, perdant son sang-froid, commettant des erreurs, notamment des double-fautes (9 dans la partie), ce qui a permis de redonner de la confiance à son adversaire qui s'est relancée.

Bencic en pleine confiance

La Suissesse, encore balbutiante sur le circuit internationale mais considérée comme un bel espoir, souvent comparée à sa compatriote et ex-championne Martina Hingis pour sa précocité et ses origines slovaques, enchaînait alors 5 jeux pour  empocher le gain de la première manche sous les yeux éberlués des spectateurs du stade Pierre-de-Coubertin.

Dans la deuxième manche, elle poursuivait sur sa lancée. La jeune Suissesse, victorieuse à Roland-Garros et à Wimbledon junior l'an passé, se montrait de plus en plus agressive et ne laissait pas respirer une Cornet méconnaissable. La Français tentait bien d'arrêter l'hémorragie et revenait à 1-2 en alternant coups droits puissants et amorties, et parvenait à refaire surface. Mais pas suffisamment pour reprendre le dessus, montrant même des signes d'agacement et de crispation. A 5-4, elle sauvait trois balles de match sous les encouragements du public parisien mais Bencic s'imposait lors de la sa quatrième tentative. Cornet quittait le court de Coubertin la tête basse.

Elle aura l'occasion de se racheter et de redonner une longueur d'avance à la France dimanche face à Stefanie Voegele...A moins que la capitaine Amélie Mauresmo ne décide de procéder à un changement.

Christian Grégoire