Novak Djokovic
Le Serbe Novak Djokovic sur le court Central de Roland-Garros | AFP - Thomas Coex

Djokovic-Federer, le must !

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La demi-finale de Roland-Garros entre Novak Djokovic et Roger Federer fût sans conteste le grand moment de l'année tennis. Ce vendredi 3 juin, dans un Central Philippe-Chatrier chauffé à blanc, le Serbe et le Suisse ont livré un récital comme on en voit peu, se rendant coup pour coup jusqu'au jeu décisif du quatrième set, remporté à la tombée de la nuit par l'homme aux 16 titres du Grand Chelem.

Inoubliable ! C'est le sentiment que tous les fans de la petite balle jaune ont ressenti à l'issue de ce duel de titans entre deux champions hors normes, entre l'ancien numéro un et le leader actuel du tennis mondial. Djokovic abordait cette rencontre en position favorable: avec 41 succès consécutifs depuis le début de saison, il s'attaquait au record de John McEnroe (42 en 1984). 

Un match de dingue, une année de folie

Vainqueur de l'Open d'Australie contre Andy Murray –après avoir sorti Federer en demi-finale, des Masters 1000 d'Indian Wells, Miami, Rome et Madrid (les deux derniers sur terre battue et contre l'ogre Rafael Nadal), le Slave ne doutait pas de ses capacités à terrasser l'ancien maître des lieux (en 2009), plus à l'aise sur surfaces rapides. Seulement voilà, il faisait beau et chaud sur Paris et les conditions de jeu favorisaient le jeu d'attaque de Federer. Agressif, percutant, saisissant sa chance dès que possible pour abréger l'échange, le Bâlois régalait ses supporters, nombreux en France. Ses services perforaient la défense serbe, ses volées tranchantes émerveillaient un public tout acquis à sa cause.

Après un premier set gagné au forceps, Federer va se détacher à deux manches à rien (6-3) avant que Djokovic ne revienne dans le match (6-3). Le quatrième acte est splendide. Le soleil tombe mais ce n'est pas le crépuscule de Federer qui serre le jeu et s'en va cueillir une victoire magnifique, la plus belle de sa carrière sur la terre ocre parisienne (7-6, 6-3, 3-6, 7-6). Djokovic devra encore patienter un peu pour détrôner Nadal de son piédestal. Ce qui n'enlèvera rien à sa superbe saison agrémentée de dix titres dont trois tournois majeurs. Son bilan de la saison (70 victoires pour 6 échecs) plaide pour lui. A un match –de légende- près, il serait devenu le premier homme depuis le mythique Rod Laver (en 1969) à réaliser le Grand Chelem. Chapeau bas Monsieur le "Djoker" !

Grégory Jouin @GregoryJouin