Gilles Simon
Gilles Simon peut voir plus loin | AFP - Thomas Coex

Simon: "Je me sens vraiment bien"

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Appelé pour suppléer Monfils en quarts de finale de Coupe Davis contre les Etats-Unis, Gilles Simon a dû faire vite pour prendre ses marques à Monte-Carlo: "Je ne cracherais pas sur deux ou trois jours d'entraînement de plus. Mais physiquement je n'ai aucun problème, aucune douleur." Et de conclure: "Je me sens vraiment bien". Dans son 1er simple, il sera opposé à John Isner, qui l'a battu 2 fois mais "j'ai pu lui montrer que ce serait dur de me battre moi-aussi".

- Etre arrivé tardivement change-t-elle votre approche de cette rencontre?
Gilles Simon
: "Non ça ne change rien. Il y a un match important à jouer et je vais essayer de le gagner. Je me sens vraiment bien. Je ne cracherais pas sur deux ou trois jours d'entraînement de plus. Mais physiquement je n'ai aucun problème, aucune douleur. Le fait d'avoir déjà joué sur terre battue cette année m'a permis de m'acclimater plus vite. Je n'étais pas inquiet à ce niveau là. Cette tournée en Amérique du Sud (trois tournois à Sao Paulo, Buenos Aires et Acapulco en février) m'a aidé pour retrouver l'esprit de la terre battue."

- Que pensez-vous de votre premier adversaire, John Isner?
G.S.:
"J'ai toujours pensé qu'il allait finir dans le Top 10. Il a un grand avantage avec sa taille et il l'utilise de mieux en mieux. Son service est une arme redoutable. C'est difficile de trouver son rythme face à lui. C'est un peu l'enjeu du match. J'ai réussi à le faire les deux fois où je l'ai rencontré, au dernier US Open et à Indian Wells cette année. J'ai perdu ces deux matches mais ça a été accroché à chaque fois. J'avais eu beaucoup d'occasions à l'US Open, c'est un match qui m'avait fait mal car il y avait la place pour passer ce jour-là. C'est bien de l'avoir joué, ça aurait été encore mieux de le battre. Mais j'ai pu lui montrer que ce serait dur de me battre moi aussi."

- Vous n'avez gagné qu'un seul de vos six simples à enjeu en Coupe Davis. Avez-vous l'impression d'avoir encore tout à prouver dans cette compétition?
G.S.
: "De toute façon on est dans un sport où on a tout le temps besoin de prouver quelque chose. C'est même parfois un peu triste comme avec Federer qui a gagné seize titres du Grand Chelem et à qui on dit qu'il n'arrive pas à gagner le dix-septième. C'est vrai que je n'ai gagné qu'un seul match mais j'ai eu à disputer à chaque fois des matches compliqués, la plupart du temps face à des Top 10 chez eux (défaites face à Ferrer, Melzer, Djokovic, Stepanek, Berdych). Cette fois on sera à la maison. C'est même la première fois que je jouerai en France, pas loin de là où je suis né. J'espère que ça fera la différence."

AFP