Lucas Pouille, leader de l'équipe de France de Coupe Davis
Lucas Pouille, leader de l'équipe de France de Coupe Davis | Vincenzo PINTO / AFP

Lucas Pouille voudrait que le président de la FFT "nous écoute" au sujet de la réforme de la Coupe Davis

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Après avoir qualifié l'équipe de France pour les demi-finales de la Coupe Davis en apportant son deuxième point personnel en simple à Gênes, Lucas Pouille s'est présenté en chef de meute. Dans sa mire: la réforme de la Coupe Davis, voulu par certains dont Bernard Giudicelli, le président de la FFT. "J'aimerais qu'il nous écoute, parce qu'il ne nous a pas posé la question de ce que l'on en pense vraiment. Je lui ai dit qu'il faut absolument que (la formule) reste comme ça". Et le N.1 français est prêt à organiser une réunion des joueurs pour recueillir leur avis.

Cinq mois après avoir offert le Saladier d'Argent à l'équipe de France à Lille, Lucas Pouille a confirmé qu'il était devenu un leader dans ce collectif. En l'absence des "Mousquetaires", il a assumé son statu de N.1 français en décrochant ses deux points du simple à Gênes, dont le 3e point dimanche contre Fabio Fognini. Et il ne s'arrête pas là. En conférence de presse, il s'est laissé aller concernant le projet de réforme de la Coupe Davis. Dans sa ligne de mire, Bernard Giudicelli, le président de la FFT et membre de la Fédération internationale (ITF).

Noah également contre cette réforme

"J'aimerais qu'il nous écoute, parce qu'il ne nous a pas posé la question de ce que l'on en pense vraiment. Je lui ai dit qu'il faut absolument que (la formule) reste comme ça". Il serait même prêt à snober la prochaine édition si la réforme était validée au mois d'août. La seule concession qu'il serait visiblement prêt à faire, serait de raréfier la compétition en l'organisant tous les "deux voire trois ans". "La magie opèrerait encore plus", a-t-il estimé. "Je vais essayer d'organiser une réunion avec les joueurs pour avoir l'avis de tout le monde", a précisé Pouille dans l'espoir de peser sur la décision de la Fédération internationale.

Il y a un peu plus d'un an, il avait déjà livré un "combat" avec Bernard Giudicelli, qui l'avait critiqué après son élimination précoce à Roland-Garros. Les deux hommes semblent de nouveau d'un avis bien différent. Il emboîte également le pas de Yannick Noah, encore plus offensif à l'égard des fervents défenseurs de cette réforme lors de l'après-match à Gênes.