Llodra Benneteau Coupe Davis 032011
Michael Llodra et Julien Benneteau | AFP - SAMUEL KUBANI

Llodra-Benneteau : la double peine

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En manque d'automatismes, Julien Benneteau et Michael Llodra n'ont pas réussi à offrir le point de la qualification à la France face à l'Autriche, qui, grâce à sa paire Melzer-Marach, revient à 1-2 dans ce 1er tour de Coupe Davis. Plus solides, les Autrichiens l'emportent en quatre manches : 6-4, 3-6, 6-3, 6-4. Tout se jouera donc dimanche avec les deux derniers simples.

L'occasion était belle. Après avoir fait le plus dur la veille, en menant 0-2 à l'issue des deux premiers simples, la France a échoué à porter l'estocade en double, un exercice dans lequel elle excelle pourtant d'habitude. Certes, la paire Llodra-Benneteau manquait cruellement de repères puisque les deux hommes n'avaient pas joué ensemble depuis l'US Open dernier mais le double autrichien, privé de son arme n°1, Julian Knowles, n'était pas infranchissable. Mais Marach est un bon spécialiste (12e joueur mondial) et Melzer avait à cœur de se racheter après sa piètre performance face à Chardy vendredi. Ces deux éléments ont suffi à faire vaciller le fragile édifice tricolore, coupable de bien trop d'erreurs, et d'un manque de réalisme sur les points importants, et à relancer ce premier tour de Coupe Davis.

L'orgueil de Melzer

Après un début de match tendu, les Autrichiens sont les premiers à se libérer et à breaker à 3-3 sur le service de Benneteau. Variant beaucoup plus les combinaisons, face à des Français qui ont trop tendance à se ruer au filet aveuglément, Melzer et Marach empochent logiquement la première manche (6-4). Mais le premier nommé est rattrapé par sa méforme de la veille et s'effondre au cours du second set. Très faible au service, il permet aux Bleus d'égaliser (6-3). Le match bascule définitivement dans la 3e manche : après un break de chaque côté en début de ce set, c'est l'Autriche qui se détache pour de bon à 3-2. Les hommes de Forget ne reviendront plus. Trop de déchets en retour de service, trop de fautes à la volée, la France laisse échapper la manche... et le match. Décramponnés psychologiquement, ils subissent la loi d'un Melzer retrouvé et d'un Marach solide qui bouclent l'affaire sans trembler. Guy Forget avait prévenu qu'il ne fallait pas s'enflammer après le gain des deux premiers simples et que rien n'était joué. Après le double, il doit regretter d'avoir eu raison...

Julien Lamotte