David Ferrer
David Ferrer | RAFA RIVAS / AFP

L'Espagne fait le break

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L'Espagne mène 2 points à 0 devant les Etats-Unis après les deux premiers simples vendredi en demi-finales de Coupe Davis. David Ferrer a disposé de Sam Querrey (4-6, 6-2, 6-2, 6-4). et Alamgro a écarté John Isner, en cinq sets 6-4, 4-6, 6-4, 3-6, 7-5. Dans l'autre demi-finale, L'Argentine et la République Tchèque sont à égalité une victoire partout.

L'Espagne aime la terre 

Malgré une belle résistance de Sam Querrey, David Ferrer a mis l'Espagne sur de bons rails en concluant en un peu plus de trois heures (3h03) cette rencontre piège. Perturbé par la réussite en coup droit de son adversaire dans le premier set (break d'emblée pour mener 2-0), le numéro 1 espagnol (en l'absence de Nadal) a petit à petit pris la mesure de son rival, l'obligeant à visiter le court et à rentrer dans un combat de terriens guère favorable à son jeu risqué.

Ferrer a remporté assez tranquillement les deux manches suivants (sur le même score de 6-2) avant de voir Querrey jeter ses ultimes forces dans la bataille dans le quatrième acte, très serré. A 4-4, le demi-finaliste de l'US Open accentuait la pression et profitait des erreurs du Yankee pour terminer le travail (double faute malvenue et faute directe juste derrière). Il concluait sur un ultime échange conclu par un coup droit dans le filet de l'Américain, pour le plus grand plaisir de son capitaine Alex Corretja, et des aficionados qui n'avaient jamais vraiment douté de l'issue du match.

Pour Nicolas Almagro, ce fut beaucoup plus ardu d'aller chercher le point de la victoire.  Face au géant John Isner, le 12e joueur mondial a dû batailler pendant cinq sets pour l'emporter.Pourtant, l'Espagnol avait pu profiter du mauvais début de match de son adversaire qui, en mal de repères, devait dire adieu à la première manche Isner ne commençait véritablement son match qu'à partir du deuxième set, nettement plus serré. Dans un troisième set très disputé, Almagro parvenait à se relancer en breakant son rival pour mener 2-1 et en conservant cet avantage jusqu'à la fin de la manche. Mais il manquait singulièrement de réalisme sur les points décisifs: après six balles de break manquées dans le 4e set, il offrait à Isner la possibilité de recoller à 2 manches partout (6-3). Dans la manche décisive, on remettait ça. Mis sous pression par Almagro à 5-4, le géant américain parvenait à sauver trois balles de match grâce à son redoutable service. Mais l'Espagnol finissait par s'imposer à l'usure 7-5.

L'Argentine au rendez-vous

Seule des quatre nations demi-finalistes à n'avoir jamais soulevé le Saladier d'argent, l'Argentine espère beaucoup pouvoir y parvenir cette année, pour effacer la déception de 2011 où Del  Potro  et ses copains avaient échoué de manière irrémédiable sur la terre espagnole lors de leur quatrième finale perdue, un record . Toujours sur terre, une surface qui leur convient parfaitement, dans son antre de Buenos Aires pleine à craquer, les Argentins ont ouvert les débats de belle façon. Malgré sa blessure au poignet, Juan Martin Del Potro, N.8 mondial, n'a pas manqué le rendez-vous que son pays attendait. Et écarté toute idée de renoncement, conscient de l'opportunité qui lui est offerte cette année en compagnie de Juan Monaco. En dépit de l'absence de Nalbandian, les Argentins présentaient sur le papier une équipe solide, mais pourtant face à la République tchèque et son inusable duo Stepanek-Berdych, ils  n'avaient pas beaucoup de repères et de certitudes. Malgré tout, Del Potro a rapidement débloqué les choses en moins de trois heures.Certes, fidèle à lui-même, Stepanek s'es beaucoup accroché, appliqué sur le service et présent au retour. Mais au fil du match, Del Potro a su mette davantage de pression  pour finalement faire craquer son adversaire sans s'attarder outre-mesure sur le court. pour l'emporter 6-4, 6-4, 6-2.

Mais les Tchèques avaient encore une arme pour maintenir leur chance de qualification. Cette arme s'appelle Tomas Berdych, N.6 mondial qui a bataillé comme un beau diable pour s'en sortir face aux éléments conjugués: une terre battue qui n'est pas son terrain de prédilection, un public survolté et surtout un Juan Monaco qui a beaucoup donné pour ses couleurs. L'Argentin croyait même avoir fait le plus difficile en prenant l'avantage deux sets à un alors que Berdych avait commis nombre de fautes directes. Mais le Tchèque a passé la vitesse supérieure pour reprendre la direction des opérations. Si Monaco parvenait à sauver sa tête dans la cinquième set en breakant à 5-3, il manquait de lucidité et de concentration au moment de servir et de peut-être changer la physionomie du match. Sur son engagement, il se faisait dominer par Berdych qui s'imposait finalement  6-1, 4-6, 1-6, 6-4, 6-4.

Résultats des barrages (après les deux premiers simples)

Kazakhstan - Ouzbékistan 1 - 1
Allemagne - Australie 1 - 1
Japon - Israël 1 - 1
Belgique - Suède 2 - 0
Canada - Afrique du Sud 1 - 0
Brésil - Russie
Italie - Chili 1 - 0 (2e simple interrompu par la nuit)
Pays-Bas - Suisse 0 - 2