Tsonga Raonic Londres 2012
Jo-Wilfried Tsonga et Milos Raonic ici lors du 2e tour des JO de Londres 2012. Le Français l'avait emporté 6-3, 3-6, 25-23 ! | MARTIN BERNETTI / AFP

La France de Noah débutera par le Canada

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Pour son retour aux affaires en Coupe Davis, en remplacement d'Arnaud Clément, Yannick Noah a bénéficié d'un tirage au sort a priori favorable avec le Canada comme adversaire du premier tour de l'édition 2016.

Le troisième mandat de Noah au poste de capitaine de l'équipe de France de  Coupe Davis débutera à domicile par la réception du 4 au 6 mars d'un adversaire  qui semble à la portée des Bleus. Le Canada, avec Milos Raonic (N.9 mondial) et Vasek Pospisil (N.49) dispose  de solides atouts, mais la terre battue, surface que la France devrait  logiquement choisir, n'a pas vraiment leurs faveurs, même si Raonic s'est hissé  en quarts de finale à Roland Garros en 2014. Le Canada s'est incliné 5-0 en quart de finale contre la Belgique cette  année et la France a remporté leurs deux précédents duels dans la compétition,  en 1966 (5-0) et 2012 (4-1).

Mais attention, les Canadiens ont réalisé en 2013 la meilleure campagne de  leur histoire en Coupe Davis en atteignant le dernier carré grâce aux services  dévastateurs de Raonic. Plus largement, le tableau des Bleus est prometteur, puisqu'ils ne sont pas  dans la partie haute où se concentrent les trois épouvantails du Groupe  Mondial, à savoir la Serbie du N.1 mondial Novak Djokovic, la Grande-Bretagne  d'Andy Murray, finaliste de l'édition 2015 contre la Belgique fin novembre, et  la Suisse de Roger Federer et Stanislas Wawrinka. Encore faut-il que ces cadors mettent la Coupe Davis à leur calendrier en  2016, ce qui est loin d'être assuré.

En cas de succès contre le Canada, les Bleus, eux, seraient opposés soit  aux Allemands, soit aux Tchèques en quart de finale. En cas de qualification pour la demi-finale, ils pourraient croiser la  route de l'Australie, des Etats-Unis, de la Belgique ou de la Croatie. Mais avant de se projeter vers la conquête d'un dixième titre, l'objectif  avoué de leur nouveau capitaine, les Bleus devront d'abord se faire aux nouvelles règles édictées par Noah.

Cadre bien défini

"Il faut un cadre bien défini. A partir du moment où le cadre est défini,  celui qui sort du cadre, sort. Il n'y aura pas un, pas deux, pas trois  avertissements", a prévenu cette semaine Noah qui a soulevé le Saladier  d'Argent comme capitaine en 1991 et 1996. La France reste sur deux campagnes qui ont laissé des traces et qui ont  conduit au départ précipité de Clément. Il y a d'abord eu la défaite à domicile en finale de l'édition 2014 contre  la Suisse de Roger Federer et Stan Wawrinka, puis l'élimination en quarts de  finale en juillet en Grande-Bretagne. Depuis 2001, date de sa dernière victoire, la France a subi trois échecs en  finale: en 2002 contre la Russie, en 2010 face à la Serbie de Novak Djokovic et  en 2014 contre la Suisse.

Jo-Wilfried Tsonga, l'un des piliers de l'équipe de France, a fait part  mercredi de son impatience de travailler sous la direction de Noah, dernier  Français vainqueur d'un titre du Grand Chelem (Roland Garros 1983). "Yannick incarne clairement la réussite de notre sport et je suis sûr qu'il  a plein de choses à nous apporter (...) Aux côtés de Yannick, on est très vite  boosté. Il apporte quelque chose de positif, dont j'ai besoin. J'espère qu'on  va faire des grandes choses", a-t-il déclaré en marge de l'Open de Moselle à  Metz. "On va apprendre de Yannick et j'espère que l'équipe de France va sortir de  là encore plus forte", a conclu Tsonga.

Le tableau du Groupe Mondial : 

    1er tour (4-6 mars):
    Grande-Bretagne - Japon
    Serbie - Kazakhstan
    Italie - Suisse
    Pologne - Argentine
    Allemagne - République tchèque
    France - Canada
    Australie - Etats-Unis
    Belgique - Croatie

AFP