Coupe Davis France - Espagne Forget Llodra simple
Mickaël Llodra tombe dans les bras de son capitaine Guy Forget | AFP - THIERRY ZOCCOLAN

Guy Forget: "l'embarras du choix"

Publié le , modifié le

Guy Forget affirme avoir à prendre une décision difficile pour retenir les deux joueurs pour les simples face à l'Argentine, en demi-finale de coupe Davis ce week-end à Lyon. Face à cet embarras du choix, le capitaine tricolore estime que le premier point, lors du premier match vendredi, sera très important, et qu'il ne faudra pas se tromper sur les joueurs qui ouvriront les hostilités.

Vous avez quatre candidats pour deux places en simples. Qu'en  pensez-vous?
"Tous ceux qui sont présents peuvent apporter un ou deux points à l'équipe d'une manière ou d'une autre et je sais que chacun d'entre eux pense qu'il va jouer. Cela me stresse de devoir dire à l'un ou l'autre qu'il ne jouera  pas. Ce n'est pas un moment très agréable. J'ai eu peur pour Gaël (Monfils touché lundi à l'entraînement). Il y aura encore d'autres entraînements pourm'éclairer. Quelque part, j'aime leur esprit de compétition. Les gars se tiennent prêts et font le maximum pour être en forme. L'aventure a commencé à Maastricht contre les Pays-Bas. Tout le monde a apporté sa pierre à  l'édifice. J'espère que l'aventure sera encore longue pour nous. Le groupe est  soudé et nous avons besoin de tout le monde".       

La surface choisie par la France sera-t-elle un atout déterminant ?
"La différence se fera sur la qualité des joueurs Tous jouent bien  partout. Gaël aurait peut-être préféré jouer contre (David) Nalbandian avec un rebond plus haut et une surface plus lente. Il est capable de jouer un tennis exceptionnel. Nous avons choisi cette surface mais au moment de choisir, il  n'était pas impossible que Jo-Wilfried Tsonga soit dans l'équipe. Je ne pense pas que cela sera déterminant. Nous avons choisi la balle que les joueurs aiment  bien. Après, ce qui fera la différence, ce sera de bien jouer les points importants. Le court, c'est un détail. Le premier point de vendredi sera très  important".

 Quel sentiment vous inspire ce retour à Gerland où vous avez vécu la  victoire de la France en 1991 ?
Cela fait longtemps et cela fait partie de l'histoire. Maintenant, nous sommes tournés vers ce qui va se passer ce week-end. Lyon reste un souvenir formidable pour moi. Mais je suis souvent venu voir jouer mes joueurs au tournoi de Lyon. Nous ne sommes pas là pour revoir l'album photos. J'espère que nous nous souviendrons de ce week-end comme un grand week-end de tennis. Je ne pense pas qu'il y ait un risque de déconcentration par rapport à cet aspect de  l'histoire. Ce week-end est suffisamment important pour ne pas avoir à  s'éparpiller".