Forget Guy Coupe Davis France-Argentine 092010
Guy Forget | DR

Forget: "On est dans les temps"

Publié le , modifié le

L'équipe de France de Coupe Davis est "dans les temps" avant de rallier Belgrade dimanche et de découvrir mardi la surface sur laquelle se jouera la finale face à la Serbie, 3-5 décembre prochain, explique son capitaine Guy Forget, après une semaine de stage à Saint-Cyprien.

Ce stage s'est-il déroulé selon vos souhaits ?
"On finit ce stage dans d'excellentes conditions: alors qu'il neige partout en France ici on a du soleil! C'était vraiment agréable de pouvoir travailler sereinement, tranquillement, d'avoir du temps au lieu de s'entraîner dans l'urgence comme on le fait en général. On a bien commencé à s'habituer aux balles qui sont quand même particulières. Maintenant il va falloir découvrir cette surface à Belgrade, qui sera différente de celle qu'on a pu mettre sur les cours couverts ici. On est dans les temps, on n'est pas en retard, et ça me plaît. Tout s'est finalement bien passé malgré la petite alerte pour Gaël."

Vous parlez d'alerte pour Gaël Monfils, alors que lui a eu plutôt tendance au contraire à minimiser...
"Les joueurs, dans un contexte comme celui-là, sont tendus, et c'est normal. Ils savent que la barre sera haute à Belgrade et ils auront envie de jouer là-bas leur meilleur tennis. Or un joueur est à l'écoute de son corps et de la moindre petite alerte... Heureusement que le médecin lui a fait faire des petits tests pour s'assurer qu'il n'y avait aucun risque de continuer à s'entraîner."

C'est donc plutôt lui qui avait besoin d'être rassuré ?
"A l'approche d'un grand rendez-vous, un joueur de tennis aimerait taper 80% de premières balles, courir comme Usain Bolt et ne faire aucune erreur. Malheureusement, ce n'est pas la réalité. Et parfois quand on est à la recherche de la perfection, comme c'est le cas avec ces joueurs-là, on se frustre un petit peu. Mon rôle et celui du staff est de dire que tout va bien, qu'il n'y a pas de pépins physiques, et qu'ils peuvent continuer à travailler."

Ce stage vous a-t-il fait avancer dans votre réflexion quant à la sélection ?
"Il y a des choses qui me confortent dans mes choix. Ce que je retiens surtout c'est que tout le monde a très vite bien joué. C'est réconfortant de se dire que les garçons, après s'être reposés, ont très vite retrouvé leurs sensations. Maintenant il va falloir s'adapter et voir si la surface va être moyennement rapide ou moyennement lente. En fonction de ça, les styles de jeu à adopter seront soit plus de temporisation et d'attente, soit dans le cas contraire un jeu plus axé vers l'avant et vers l'attaque."

Vous avez beaucoup joué mais aussi beaucoup parlé de l'ambiance attendue à l'Arena de Belgrade...

"On a parlé de l'ambiance, des joueurs serbes, de comment allait se comporter le public et de notre attitude à avoir en fonction des événements extérieurs. C'est quelque chose de nouveau pour ces jeunes garçons et c'est ce qu'on a essayé d'aborder. Maintenant, ils sont prévenus car notre rôle est de les préparer à toutes les éventualités. Et puis je serai avec eux sur la chaise, si défaillance il y a, pour les remettre sur les rails".

AFP