Rafael Nadal en coup droit
Rafael Nadal en coup droit | AFP - John Thys

Espagne – Argentine : la tension monte

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Alors que la finale de la Coupe Davis ne débute que vendredi, la tension monte déjà par presse interposée entre l'Espagne et l'Argentine. Si sur le papier l'équipe d'Albert Costa fait figure de grande favorite, d'autant plus qu'elle joue devant son public à Séville, Rafael Nadal préfère relativiser et voir autant de pression dans les deux camps.

La déstabilisation d'avant-match compte parfois autant que le match en lui-même. La finale de Coupe Davis qui oppose l'Espagne à l'Argentine du 2 au 4 décembre à Séville n'échappe pas à cette règle. Les deux équipes s'en donnant à cœur joie pour se défausser de tout stress inutile. Côté argentin, on se place clairement en position d'outsiders. "L'Espagne joue à domicile et elle est favorite, ce qui leur met à eux aussi beaucoup de pression", a partagé mardi David Nalbandian, N.64 mondial, durant la conférence de presse préalable au tirage au sort prévu jeudi. Même son de cloche du côté de son capitaine, Tito Vasquez : "L'Espagne est favorite, en raison de la présence de Nadal et Ferrer (...) Mais le tennis s'est mondialisé et nous pouvons aussi bien perdre 4-1 que gagner 4-1", a-t-il estimé.

Côté espagnol, on se plait à relativiser les choses. En bon chef de file, Rafael Nadal (N.2) cherche à calmer le jeu. "Nous avons la même pression qu'eux, nous devons gagner la Coupe Davis ", a confié le lauréat de la compétition en 2004, 2008 et 2009. Quitte à mettre en avant l'aspect revanchard des argentins, défaits par la sélection ibérique il y a trois ans. "La finale de 2008 fut douloureuse pour les Argentins, il est donc normal qu'ils aient cette fois une motivation particulière", a de son côté prévenu Verdasco, qui devrait jouer en double le samedi, associé à Lopez à La Cartuja, le stade olympique de Séville. Favoris ou non, les joueurs sont pressés d'en découdre.