Et si Yannick Noah n'était plus capitaine de Coupe Davis en 2017 ?
Et si Yannick Noah n'était plus capitaine de Coupe Davis en 2017 ? | ANDREJ ISAKOVIC / AFP

Coupe Davis: le mea culpa de Noah

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Yannick Noah, qui est apparu crispé sur le banc tricolore, a reconnu n'avoir peut-être pas été très inspiré lors du match de demi-finale de Coupe Davis entre la France et la Serbie vendredi à Villeneuve d'Ascq. "Je n'ai pas fait un très bon match en tant que capitaine", a-t-il estimé.

Celui qui a guidé la France vers deux Saladiers d'argent (1991, 1996) était surtout "frustré" par son attitude lors du premier duel perdu par Lucas Pouille face au 80e mondial, Dusan Lajovic. "Je n'ai pas fait un très bon match. J'étais un peu stressé et je pense que j'ai refilé mon stress à Lucas. Un match de Coupe Davis se joue beaucoup dans la tronche et je ne l'ai pas aidé comme je voulais le faire", a-t-il expliqué. "Lucas n'avait pas besoin à certains moments de montée d'adrénaline. Je pense qu'il a perdu un peu de lucidité sur quelques points importants. C'était un match crispant et j'en apprends encore. Là je suis un peu frustré. Même si je ne joue pas, je fais mon match. Et ce n'était pas terrible aujourd'hui", a-t-il argumenté. 

"J'ai laissé faire Jo..."

Dans la foulée, le capitaine tricolore a loué les qualités de Jo-Wilfried Tsonga qui a remis le camp français à égalité en battant Laslo Djere. "Cela commençait à repartir comme avec Lucas. Alors Jo m'a dit: +Écoute Yann. C'est bon laisse moi faire+. Je l'ai laissé faire et il a fait son match proprement", a affirmé Noah. "Ce qu'il nous a amené aujourd'hui c'est plus qu'un point. C'est notre N.1 et c'est important quand le N.1 tire l'équipe vers le haut. a-t-il ajouté tout en poursuivant son autocritique. "J'ai pas mal gambergé dans mon coin et j'ai appris beaucoup aujourd'hui. J'ai été testé et j'ai fait un match moyen. Cela fait quelques mois que je ressens du stress. Mon rôle c'est de sentir les choses pour trouver les bons mots au bon moment. Je vais bien méditer là-dessus...." 

Christian Grégoire