Tsonga
Jo-Wilfried Tsonga a pris le meilleur sur Ryan Harrison. | HACHE / AFP

Contrat rempli pour Tsonga

Publié le , modifié le

Jo-Wilfried Tsonga a mis l'équipe de France sur de bons rails en venant à bout de Ryan Harrison, lors du premier simple du quart de finale de Coupe Davis face aux États-Unis. S'il a connu un coup de moins bien dans le 3e set, le N.1 tricolore s'est défait au métier du jeune Américain (7-5, 6-2, 2-6, 6-2). Un résultat qui place Gilles Simon dans de bonnes conditions, avant d'affronter John Isner sur le central de Monte-Carlo.

Tsonga bousculé

Sous une météo clémente -contrairement à la pluie qui avait été annoncée sur Roquebrune-Cap-Martin- Ryan Harrison réalisait une bonne entame de match. Sur le service du Français, le N.66 mondial créait alors la surprise en s'adjugeant le premier jeu. Jo-Wilfried Tsonga, replié en fond de court, défendait bec et ongles. Sans succès. Mais contre toutes attentes, l'état de grâce d'Harrison prenait rapidement fin. La doublure de Mardy Fish, sans raison apparente, concédait plusieurs double-fautes, offrant ainsi au Manceau deux balles de debreak (3-2). Moins précis que son adversaire sur son premier service (47%), Harrison ne lâchait pourtant pas prise et poussait le N.6 mondial à la faute. Mais à 5-5, Tsonga faisait parler sa puissance pour faire reculer l'Américain en fond de court. Ce n'est qu'après 53 minutes de jeu qu'Harrison abdiquait, enfin, sur une volée croisée du Français (7-5). Long et laborieux.

Harrison craque... puis revient

Plus appliqué dans ce deuxième set, Jo-Wilfried Tsonga tenait enfin un jeu blanc, avant d'envoyer Harrison à la faute (2-1). Une double-faute de trop pour l’Américain, qui balançait alors sa raquette au sol. Le N.66 mondial, agacé par ses nombreuses double-fautes -huit jusqu'ici- laissait filer Tsonga à la marque (3-1). Sur son 17e coup gagnant du set, le Sarthois enfonçait (un peu plus) le clou : à 5-2 puis 6-2. Après un démarrage difficile, le N.6 mondial semblait pourtant avoir pris la mesure de son adversaire (7-5, 6-2).

Mais rien n'était fait, loin de là. Jim Courier, le capitaine US, avait en effet plus d'un tour dans son sac. Métamorphosé à son retour sur la surface ocre, Harrison breakait Tsonga, lui infligeant même un jeu blanc (0-3). Mais l'Américain retombait dans ses travers avec une énième double-faute. Sans conséquence pour la suite. Très percutant, le N.66 mondial profitait alors des prises de risque inconsidérés du Français, qui concédait son service pour la troisième fois dans ce deuxième set (1-4). Avec quatorze fautes directes pour seulement cinq coups gagnants, Tsonga abandonnait définitivement cette manche (7-5, 6-2, 2-6).

Tsonga finit le travail

Si ce 3e set faisait naître quelques doutes, le Manceau éteignait rapidement le feu. Sur un smash salvateur, Tsonga convertissait sa sixième balle de break du match, avant de confirmer son break d'avance après seulement 26 minutes dans cette 4e manche (3-0). Mais Harrison, dans un dernier sursaut d'orgueil, réussissait enfin à concrétiser (cinq coups gagnants pour seulement deux fautes directes). Trop insuffisant pour inquiéter le Français, qui offrait après plus de deux heures de match (7-5, 6-2, 2-6, 6-2) le premier point à la France. De bon augure avant le deuxième simple, qui opposera Gilles Simon au N.1 américain John Isner.

Jo-Wilfried Tsonga :
"Je n'ai pas évolué à mon meilleur niveau, ce n'était pas évident et j'espère jouer mieux que ça au prochain match. Mais le plus important était de ramener ce point. Mon expérience m'a aidé. J'aurais pu devenir complètement fou sur certains points. Mais j'ai continué à rester dedans malgré la perte du troisième set, à être agressif, à le faire bouger. Je savais que son gros défaut est d'être très nerveux. Je savais que si je tenais un peu plus que lui, ça allait tourner à mon avantage. Il fallait être patient et profiter des moments où il était moins bien. Je peux être plus serein encore sur ma ligne de fond. Mais je suis content d'être venu au filet. C'est mon jeu et ce n'est pas parce que c'est la terre battue qu'il faut que je le renie".

Voir la video

Yohan Roblin @yohanroblin