Andy Murray
Andy Murray | LEON NEAL / AFP

Andy Murray: "On peut gagner si on évolue à notre niveau"

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Troisième joueur du monde et N.1 britannique, Andy Murray sera l'atout N.1 de la Grande-Bretagne, lors de son quart de finale de Coupe davis contre l'équipe de France. Sur le gazon du Queen's, ce week-end, il veut croire qu'en "tant qu'équipe, on est au niveau. (...) On fait face à une rude tâche contre des joueurs de haut niveau sur gazon. C'est compliqué, mais on peut gagner si on évolue à notre niveau".

- Après une période aussi éprouvante, pouvez-vous disputer les trois  matches?
Andy Murray:
"Peut-être. On ne sait pas comment le match va se passer vendredi,  comment je me sentirais après. Cela fait longtemps que je n'ai pas joué à ce  niveau, au meilleur des cinq manches tous les jours. Les dernières années, dans  ces conditions, j'avais toujours une journée de repos entre deux matches. J'ai  repris l'entraînement hier après avoir pris quelques jours de repos. Je n'ai  pas fait grand chose. C'est tout. Avec Roland-Garros, le Queen's, Wimbledon et  maintenant la Coupe Davis, c'est vrai que c'est une période bien remplie. C'est  difficile, il faut tout prévoir, tout bien juger. Il y a forcément des jours où  vous sentez que tout n'est pas parfait. Ca peut arriver que l'on fasse des  erreurs dans la préparation. J'aurais pu me réentraîner fort dès lundi, mais il  fallait vraiment que je coupe un peu après les derniers mois pour avoir une  chance d'être à un bon niveau".
   
- Avez-vous évacué la déception de cette défaite en demi-finale à  Wimbledon?
A.M.:
"J'ai continué à repenser à tout ça après. J'ai déjà fait ça avant sur  d'autres matches pendant quelques jours. Après, l'adversaire a servi à 80%  pendant les deux premiers sets, ça n'arrivera pas non plus tous les jours de  tomber sur un gros serveur comme ça. C'est frustrant quand ça arrive, ça a été  le cas. Ca a été une rude journée, je continue d'y penser. Il faut aussi  apprendre de ses matches. On ne peut pas non plus sortir du court en pensant  qu'il ne s'est rien passé. Il faut revenir sur le match, et même sur le tournoi  dans son ensemble. Même ajouter le Queen's. Analyser tout ça, voir ce que l'on  peut faire mieux. Tout cela ne prend pas un jour. Il y a une grosse préparation  pour des évènements comme ceux-là. Quand c'est fini, il faut prendre le temps  d'analyser ce qui a été, ce qui n'a pas été et ce qu'on peut faire pour  améliorer à l'avenir".
   
- L'équipe de Grande-Bretagne est-elle devenu meilleure au point de  pouvoir gagner?
A.M.:
"Oui je pense. Les dernières années, tout le monde dans l'équipe a fait  sa part du boulot. Les rencontres ont été serrées, Ward a disputé ses meilleurs  matches. En double, même s'ils n'ont pas gagné à Glasgow, ils ont fait un super  match contre les frères Bryan. Il y a eu de bonnes performances ces dernières  années je crois. Maintenant, en tant qu'équipe, on est au niveau. Ce week-end,  on fait face à une rude tâche contre des joueurs de haut niveau sur gazon.  C'est compliqué, mais on peut gagner si on évolue à notre niveau".

AFP