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Amélie Mauresmo renonce au capitanat de la Coupe Davis

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Nommée capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis le 23 juin dernier, pour succéder à Yannick Noah qui vient de se retirer après la finale perdue fin novembre, Amélie Mauresmo va finalement renoncer à ce poste, a-t-on appris jeudi auprès de la Fédération française de tennis (FFT). Tout juste engagée comme coach auprès de Lucas Pouille, elle a choisi de ne pas cumuler les deux fonctions.

Selon plusieurs informations, les joueurs de l'équipe de France auraient fait savoir qu'ils n'étaient pas favorables à ce cumul des genres. Amélie Mauresmo en a donc tiré les conséquences, en renonçant à l'équipe de France pour choisir  la voie sans doute la moins facile, alors qu'elle devait relancer les Bleus dans une nouvelle compétition et un nouveau contexte. La FFT a chargé le Directeur technique national Pierre Cherret de faire une proposition concernant un nouveau capitaine.

A 39 ans, Amélie Mauresmo, qui avait déjà opéré avec l'équipe de Fed Cup avait la possibilité de s'affirmer en prenant les rênes des joueurs de Coupe Davis. Une première pour une femme. Mais l'ex-N.1 mondiale ne s'assiéra finalement pas sur la chaise de capitaine. La conséquence de son choix d'entraîner Pouille la saison prochaine. Elle dit avoir "accepté  de relever ce challenge et renoncer au poste de capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis afin de mener à bien cette mission".

Si, pour la Française,  le défi sportif est séduisant, difficile d'imaginer que le grand flou entourant l'avenir de la Coupe Davis, entre formule radicalement relookée de l'épreuve plus que centenaire dès 2019 et embouteillage de compétitions par équipes, soit complètement étranger au virage pris par Mauresmo. Quand elle avait été nommée au poste de capitaine, la réforme portée par la Fédération internationale (ITF) n'avait pas encore été adoptée.

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