Jérémy Chardy gros plan Wimbledon 2009
Jérémy Chardy | AFP - Adrian Dennis

Ciment "bleus" à New-York

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Le contingent français a de quoi fanfaronner. A Flushing Meadows, il s'est payé le luxe de placer quatorze de ses représentants (10 hommes, 4 dames) au deuxième tour, son meilleur résultat depuis le début de la saison. Paradoxalement, c'est en l'absence de Jo-Wilfried Tsonga, son représentant le plus régulier qu'il brille. L'obligation de bien faire ?

A l'instar de leurs homologues basketeurs, actuellement rayonnants au Mondial en Turquie, les tennismen français s'illustrent en l'absence de leur chef de file habituel, Jo-Wilfried Tsonga. Blessé au genou, le Manceau a laissé carte blanche à ses compatriotes. Des résultats en net progrès par rapport à ceux du début de saison. Pour la première fois de l'année 10 hommes au minimum (dans l'attente des matchs de Gilles Simon et Michael Llodra) seront présents au deuxième tour.Seuls Stéphane Robert contre Roddick et Marc Gicquel, opposé à De Bakker, ont été défaits.

Les revenants :

Comment expliquer une telle réussite ? Il faut aller du côté d’Arnaud Clément pour trouver un début de réponse. Vainqueur de Marcos Baghdatis (N.16) 6-3, 2-6, 1-6, 6-4, 7-5. De son propre, aveu le Palois « ne s’attendait pas à gagner » et n’a pensé à la victoire que lors du dernier jeu de la partie. A 32 ans et des semaines de galère, cette victoire est une véritable bouffée d’oxygène. "Peut-être que de ne rien attendre m'a relâché". Un état d'esprit à méditer...Au prochain tour, il rencontrera Eduardo Schwamk.
Dans le même registre, la victoire de Paul-Henri Mathieu face à Lleython Hewitt (N.32) et vainqueur de l’édition 2001, 6-3 6-4 5-7 4-6 6-1 relève elle aussi du miracle.

L’homme en forme :

Jérémy Chardy est assurément le Français en forme depuis le mois d’août. Après son quart de finale à Toronto, avec à la clef des victoires contre Baghdatis, Verdasco et Davydenko, le Palois a confirmé ses bonnes dispositions en s’imposant face à Ernets Gulbis 6-2, 7-6 (7/1), 6-4. Au deuxième tour, il retrouvera l’Espagnol Daniel Gimeno-Traver.

Les valeurs sûres :

Julien Benneteau est le seul français avec Gaël Monfils à avoir franchi le premier tour de chaque tournoi du Grand Chelem cette saison. Mais que ce fut dur mardi à Flushing ! Opposé à Radek Stepanek (N.28), battu 6-4, 6-2, 4-6, 6-4, le Bressan est allé au bout de lui sur le court. Après avoir vomi à 4-4 dans le dernier set, il s’est finalement surpassé pour accéder au deuxième tour et rencontrer Tommy Robredo.

Les grandes premières :

En plus de ces surprises, deux joueurs ont connu une grande première en passant le stade des 64e de finale à Flushing Meadows. Benoît Paire, 21 ans, 163e mondial, s'est distingué aux dépens de l'Allemand Rainer Schuettler, 91e mondial, concluant sa victoire en cinq sets sur un jeu décisif, ce qui lui permettra de rencontrera l'Espagnol Feliciano Lopez (N.23).
Tandis qu’Adrian Mannarino, 22 ans, 152e mondial, a lui dominé l'Espagnol Pere Riba, 76e mondial, en quatre sets également conclus sur un tie break 3-6, 6-1, 6-4, 4-6, 7-6 (7/1). Son prochain adversaire sera un autre Espagnol, membre du Top 10, Fernando Verdasco (N.8).