Marion Bartoli - US Open 2012
Marion Bartoli - US Open 2012 | AFP - DON EMMERT

Bartoli au pied de sa montagne

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Opposée à Maria Sharapova en quart de finale de l’US Open, Marion Bartoli réalise cette année un très beau parcours dans un Grand Chelem qui ne lui a jamais réussi depuis son titre chez les juniors en 2001. La Française aura dû attendre sa onzième participation pour que la lumière new-yorkaise s’attarde sur elle. Mais face à la Russe, le challenge est de taille.

Après trois échecs successifs au deuxième tour à Flushing Medows, Marion Bartoli ne veut plus perdre de temps. La Française, 11e mondiale, a frappé un grand coup dimanche soir en renversant la situation face Petra Kvitova, tête de série n°5. Grâce à ce succès de prestige (1-6, 6-2, 6-0), l’un de ses plus beaux en Grand Chelem, Bartoli s’est offert le droit de fouler mardi le Stadium Arthur Ashe pour y défier Maria Sharapova.

Quatre matches, quatre défaites face à Sharapova

« Je l’ai battue en décembre 2001 à l’Orange Bowl (un tournoi junior, ndlr) mais je ne crois pas que cela compte, plaisante Marion Bartoli, qui présente un bilan très négatif face à la Russe avec quatre défaites en autant de matches. La dernière fois que je l’avais rencontrée, c’était il y a deux ans à Cincinnati. C’était un peu comme lors du premier set face à Kvitova, elle prenait l’échange à son compte. »

Finaliste à Wimbledon en 2007 et demi-finaliste à Roland-Garros en 2011, Bartoli visera donc son troisième dernier carré d’un tournoi du Grand Chelem. Mais le défi est de taille. Car même si Bartoli semble retrouver la même forme qu’en début de saison, où elle avait atteint la finale à Paris et les demi-finales à Miami, la Française n’a jamais réussi à trouver la clé pour battre Sharapova. Les grands coups de la Russe et son mental d’acier on toujours posé des problèmes insurmontables pour Marion Bartoli et ses coups à deux mains, qui n’est jamais parvenue à lui prendre un set.

« On n’admire pas une joueuse comme Maria »

Mais l'Auvergnate, encouragée dans les tribunes par Amélie Mauresmo, la nouvelle capitaine de Fed Cup, n'est pas du genre à faire des complexes. "On n'admire pas une joueuse comme Maria, assène-t-elle. Revenir d'une blessure à l'épaule, sortir du Top 100 et gagner Roland-Garros, c'est très respectable. Le respect, c'est important mais ça ne va plus loin."

La bataille physique et mentale promet d’être intense entre ces deux joueuses avides de combats. « C’est sympa de revoir Marion en quart de finale d’un Grand Chelem, confie Sharapova. Elle a connu des hauts et des bas, et de toute évidence, elle a réussi à élever son niveau ici. Je connais son style de jeu, qui n’est pas conventionnel, mais honnêtement, je n’ai pas vu un seul de ses matches ici. »

Victor Patenôtre