Tsonga - Winston Salem
Jo-Wilfried Tsonga a encore une fois buté sur le géant John Isner en demi-finale | AFP - STREETER LECKA

Winston-Salem: Tsonga manque la finale

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Tête de série N.1, Jo-Wilfried Tsonga s'est incliné en demi-finale du tournoi de Winston Salem face à John Isner 6-4, 3-6, 7-6 (7/3) et 2h13 de match. L'Américain (N.3), tenant du titre, retrouvera en finale le Tchèque Tomas Berdych, tombeur de Sam Querrey 6-4, 6-3 en 1 h 39 min.

Pas de finale pour Tsonga. Arrivé à Winston Salem, dernier rendez-vous ATP avant l'US Open, en recherche de sensation, le Français a buté sur l'ultime marche. Et quelle marche ! Du haut de ses 2,06 m et 107 kilos, John Isner a quasi-parfaitement géré ses jeux de service pour annihiler les espoir de la tête de série numéro 1. Il n'a cédé son service qu'à une seule reprise, dans la seconde manche, et a distillé pas moins de 24 aces. Tsonga, que l'on sait peu à son aise face à ce profil de joueur a lutté autant que possible, en sauvant notamment deux balles de match sur son service à 6-5 dans la dernière manche. Mais le jeu décisif lui a finalement été fatal pour un score final de 6-4, 3-6, 7-6 (7/3). Comme en quart de finale de la Coupe Davis un peu plus tôt cette saison, Isner brise les espoirs du Manceau, sa troisième victoire en quatre confrontations face à lui.

"Ça devient compliqué contre John (Isner) quand on doit courir derrière lui au score dans un tie break, a déclaré Tsonga, déçu d'avoir perdu ce match. Ça a été un bon match, j'ai très bien joué, très bien servi, et me sentais très bien lorsque j'ai réussi le break au deuxième set. Peut-être aurais-je pu être plus agressif, mais il est grand, rattrape tout et  vous ne savez jamais où il va mettre la balle, ce qui rend la tâche difficile".

Tenant du titre, Isner a confirmé avoir fait de ce tout jeune tournoi son jardin protégé. De quoi, forcément, se réjouir : "Je suis très, très heureux d'être à nouveau en finale" a-t-il commenté après la rencontre. Et quant à la perspective d'arriver à New-York avec un peu plus de fatigue, il préfère répondre avec son flegme habituel : "Je n'aime pas arriver trop tôt sur un Grand Chelem. Et quand je dispute un  tournoi la semaine précédente, je tâche d'y faire de mon mieux".

Tsonga tourné vers l'US Open

Il essayera samedi soir de décrocher le cinquième titre de sa carrière, le deuxième en 2012, après celui de Newport sur gazon. Le sol américain lui réussit décidément bien puisqu'il y a disputé toutes ses finales cette saison (Indian Wells, Houston). En finale, il retrouvera le septième joueur mondial, Tomas Berdych, facile tombeur de l'autre régional de l'épreuve Sam Querrey 6-4, 6-3 en 1 h 39 min. Un match surprenant, où le Tchèque, bénéficiaire d'une invitation, s'est procuré la bagatelle de 18 balles de break.

Tsonga ne succédera donc pas à son partenaire de Coupe Davis Julien Benneteau, finaliste l'an passé en Caroline du Nord face à ce même John Isner. Pas de finale donc, mais quelques certitudes retrouvées. De son propre aveu "épuisé" après l'enchaînement des Jeux Olympiques (où il a été médaillé d'argent en double avec Mickael Llodra), Tsonga avait été éliminé au premier tour de Montréal par Jérémy Chardy avant de renoncer à Cincinnati à cause d'une blessure au genou. Il semble pouvoir se tourner vers l'US Open avec un peu plus de certitudes. Tant mieux car il a du pain sur la planche ! Quart de finaliste l'an passé de la dernière levée du Grand Chelem, il devra également briller pour défendre sa moisson de fin 2011 (victoires à Metz et Vienne, et finales à Bercy et à la Masters Cup).