Gaël Monfils
Gaël Monfils rageur en Australie | AFP - MANAN VATSYAYANA

Winogradsky à l'aide de Monfils

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Après plus de trois mois à chercher un nouvel entraîneur sans succès, Gaël Monfils s'est vu assigner par la Fédération française Eric Winogradsky, ancien entraîneur de Richard Gasquet et surtout de Jo-Wilfried Tsonga. Tombé au 106e rang mondial, le Parisien, qui a fait l'impasse sur la tournée américaine pour mieux préparer la saison sur terre-battue, retrouve un technicien confirmé pour remonter la pente.

Gaël Monfils n'est plus tout seul. Cela s'est fait en toute discrétion, bien loin du Masters 1000 d'Indian Wells où tous les cadors sont présents mais qu'il a préféré zapper. A la recherche d'un entraîneur depuis la fin de la saison dernière, où il s'était séparé de Patrick Chamagne, l'ancien 7e joueur du monde a trouvé chaussure à son pied. Eric Winogradsky, ancien entraîneur de Richard Gasquet et de Jo-Wilfried Tsonga et actuel entraîneur fédéral, s'est placé à ses côtés.

Un choix qui n'en serait pas forcément un, puisque selon L'Equipe, c'est Arnaud Di Pasquale, responsable du haut niveau, qui l'aurait proposé au joueur, en panne de solutions. "Gaël cherche toujours un coach mais on est dans notre rôle de lui tendre la main car il se trouve dans une situation pas évidente", a déclaré Di Pasquale à Reuters. "C'est un concours de circonstances car Eric n'a pas de groupe attitré", lui qui s'est occupé un temps de Gianni Mina, espoir français en mal de confirmation qui est également le "clône" de Monfils en plus jeune.  En janvier dernier, après un quart de finale à Doha, une demie à Auckland et un 3e tour à l'Open d'Australie, Monfils était pourtant très optimiste: "Mon agent m'a dit que des gens sont intéressés. Cela m'a interpellé et ça me fait plaisir de voir que des entraîneurs sont intéressés pour m'aider." Mais ces contacts n'ont pas abouti. 

Après deux éliminations au 1er tour à Rotterdam et Marseille, le joueur avait décidé de ne pas demander une wild-card pour Indian Wells et Miami. Désirant absolument faire du physique afin d'être prêt pour la très exigeante saison sur terre-battue, il avait sans nul doute envie également de résoudre ce problème d'entraîneur. C'est désormais fait. Avec Eric Winogradsky, il va disposer d'un technicien reconnu, qui a mené Tsonga en finale de Grand Chelem et dans le sillage du quatuor infernal (Federer, Djokovic, Nadal, Murray). Sans élève depuis l'émancipation du Manceau en avril 2011 et depuis que la Fédération ne détache plus ses entraîneurs fédéraux auprès des joueurs, l'ancien 89e mondial va reprendre du service avec un ténor. Mas il n'est pas certain que cette solution dure sur le long terme.