Kohlschreiber
Kohlschreiber | MEDINA / AFP

Une surface légèrement ralentie

Publié le , modifié le

La vitesse des balles devrait être légèrement réduite par rapport à l’an passé, ce qui n’est pas sans incidence sur le jeu, le spectacle, et les résultats… Cette petite modification devrait ainsi permettre à des joueurs tels que Jo-Wilfried Tsonga de se sentir encore plus à l'aise.

La société Gerflor qui équipe le Palais Omnisports de Paris-Bercy (POPB) depuis 1991 a cette fois dû mettre au point une surface qui se veut un peu plus lente que l'an passé. Lors de la dernière édition, Mickaël Llodra (demi-finaliste) et Gaël Monfils s’étaient régalés sur les courts très rapides du POPB, peut-être trop de l’avis de certains autres joueurs. Finaliste lors des deux précédentes éditions, il n’avait pas manqué grand-chose à Gaël Monfils pour inscrire son nom au palmarès. La surface, une « résine acrylique souple et durable » telle qu’elle est décrite par le leader mondial du revêtement est cette fois classée « Medium-Fast » pour la vitesse de balle, et est ainsi comparable à l’US Open. Monfils devra donc s'adapter.

Une surface pour Tsonga

Le capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis, Guy Forget, avait estimé l’an passé que la surface avait plus profité à des joueurs tels que Roger Federer, qu’aux Tricolores. Tout en conservant des spécificités favorisant le jeu des attaquants purs, le fait d’être passé de la catégorie 5 (Fast) à la catégorie 4 (Medium-Fast) devrait donc donner plus d’atouts aux joueurs présentant un profil plus physique, à l’instar de Jo-Wilfried Tsonga, vainqueur en 2008, sur une surface déjà plus lente qu’en 2010…

Cette petite modification, présente également l’avantage de pouvoir ressembler un peu plus à la surface utilisée au Masters de Londres. Jean-François Caujolle, le directeur du tournoi lui-même, sait qu’il fallait être « plus cohérent avec le Masters de Londres ». Même si l’éternel débat sur la programmation en toute fin de saison du tournoi parisien reste d’actualité, il n’en demeure pas moins que les joueurs du Top 10 auront d’autant plus envie de venir si ils savent que des similitudes existent entre ce Masters 1000 et le Masters de Londres.

Romain Bonte