Jo-Wilfried Tsonga
. | AFP - MIGUEL MEDINA

Tsonga, Monfils et Gasquet ambitieux

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A moins d'une semaine du début de l'Open d'Australie, les joueurs français les mieux classés à l'ATP affichent une grande sérénité.

Melbourne a toujours été apprécié par les joueurs français. S'il faut toutefois remonter à 1928 pour y trouver trace de la seule victoire tricolore dans le tableau masculin, grâce à Jean Borotra, les performances françaises dans ce tournoi du Grand Chelem sont plutôt positives depuis une vingtaine d'années. Mary Pierce en 1995 et Amélie Mauresmo en 2006 ont d'ailleurs fait bien mieux que leurs camarades masculins en remportant le titre. Finaliste surprise en 2001, Arnaud Clément a eu le mérite de montrer la voie à Jo-Wilfried Tsonga qui n'était pas passé loin de la victoire face à Novak Djokovic en 2008.

La valeur sûre Tsonga

Cette année encore, les Tricolores peuvent espérer faire un beau parcours à Melbourne, d'autant que leurs récentes prestations sont encourageantes. Tsonga a confirmé son retour en forme grâce à de belles prestations notamment face à Andy Murray, ou encore John Isner. Sa blessure au genou gauche n'est semble-t-il plus qu'un mauvais souvenir pour le Manceau, qui vient en outre de remporter la Hopman Cup avec Alizé Cornet. Finaliste en 2008, demi-finaliste en 2010 et quart de finaliste à deux reprises (2009 et 2013), Tsonga s'est toujours senti à l'aise en Australie et visera au moins un troisième quart de finale.

La promesse Monfils

Peut-être moins attendu que Tsonga, Gaël Monfils affiche une forme qui laisse présager une grande saison. Si les blessures le laissent un peu tranquille, le Parisien devrait vraisemblablement prendre une autre dimension cette année. Tombeur l'an passé de Federer en huitième de finale à Shanghaï, l'actuel 26e joueur mondial a confirmé qu'il pouvait prétendre à une place dans le top 10 après son parcours à Doha, et une finale certes perdue, mais pleine de promesses, face à Nadal. Lui qui n'a jamais fait mieux qu'un huitième de finale, se verrait bien en quart, voire pourquoi pas un peu plus haut encore.

L'éternel espoir Gasquet

Chaque année, c'est un peu la même rengaine pour Richard Gasquet. Mais, cette fois, le Biterrois sort de la meilleure saison de sa carrière. Même s'il était un peu court physiquement en raison de douleurs dorsales à Doha, l'actuel N.1 français semble bien plus armé –notamment psychologiquement- que par le passé. Saura-t-il confirmer en 2014 ? Comme les deux précédentes années, il visera au moins un huitième de finale en Australie.

La surprise Chardy

D'autres joueurs ont souvent compté sur cette première levée du Grand Chelem pour créer une surprise. La préparation des uns et des autres étant encore perfectible en ce début de saison, comme l'atteste l'état de forme d'Andy Murray, d'autres pourraient éventuellement créer des surprises. Jérémy Chardy n'a-t-il pas éliminé Juan Martin del Potro et même atteint un quart de finale l'an passé ? Le Palois de 26 ans a bien pris un set à Roger Federer, lors de sa demi-finale à Brisbane, et son parcours de l'an passé plaide en sa faveur pour un nouvel exploit.

L'attente chez les filles

Du côté du tableau féminin, Alizé Cornet qui s'est montrée déterminée lors de la Hopman Cup, espère atteindre une nouvelle fois les huitièmes de finale, comme en 2009. Mais il faut bien dire que le plateau féminin est très relevé, et depuis Amélie Mauresmo, le tennis tricolore tarde à trouver une joueuse capable de se hisser dans le top 10. Mathilde Johannson n'a jamais vraiment confirmé, et il faut donc se tourner vers la nouvelle génération incarnée par Kristina Mladenovic, ou encore Caroline Garcia, pour espérer un coup d'éclat à Melbourne.

Romain Bonte