Jo-Wilfried Tsonga
Jo-Wilfried Tsonga en difficulté sur son revers | AFP - MARK RALSTON

Tsonga maître de son destin

Publié le , modifié le

Jo-Wilfried Tsonga a tous les atouts en mains pour obtenir son ticket pour le Masters de Londres qui se tient la semaine prochaine. En plus d’une avance assez confortable sur ses poursuivants au classement, le Français a l’avantage d’avoir un tableau progressif à défaut d’être complètement dégagé. Sans compter son amour pour le POPB où il a déjà triomphé, en 2008.

"Jo sait qu’il peut battre n’importe qui, n’importe où, n’importe comment. Il l’a déjà fait, et dans les gros tournois. C’est une force énorme. C’est un capital confiance qu’il a en lui". Patrice Dominguez n’y va pas par quatre chemins quand il s’agit d’évaluer les chances de Jo-Wilfried Tsonga pour ce Masters 1000 de Paris. Lauréat du tournoi il y a quatre ans (contre David Nalbandian), finaliste malheureux l’an dernier face à Roger Federer, le Manceau adore l’atmosphère de Bercy. Véritable "bête de Seine", Tsonga joue avec le public qui le lui rend bien en le portant dans les moments clefs des matches.

Tableau abordable

Monté jusqu’au 5e rang mondial cette saison, le leader du tennis tricolore vient d’annoncer qu’il aurait pour coach l’Australien Roger Rasheed en 2013. Mais en attendant de mettre le paquet pour tenter de défier le quatuor boulimique qui truste les grandes victoires depuis plus de deux ans, Tsonga veut terminer l’année du mieux possible. Le Sarthois se croit capable de reconquérir le BNP Paribas Masters surtout depuis les forfaits de Nadal et Federer.

Placé dans le troisième quart de tableau, celui de David Ferrer qu’il pourrait retrouver en quarts de finale, Jo a évité les grosses embûches. Avant d’espérer retrouver Djokovic en demie puis éventuellement Murray en finale, il doit tout de même éliminer son pote Julien Benneteau ce soir, puis vraisemblablement Nicolas Almagro (N.11). Fort de sa faculté à bien jouer en indoor, Tsonga partira favori contre ces joueurs là. Attention tout de même, il ne mène que 4-3 dans les confrontations face à Benneteau. Méfiance donc. En tennis comme dans la vie, prudence est mère de sureté.