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Tsonga | AFP-CROCK

Tsonga: "Je m'investis vraiment dans ce que je fais"

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Satisfait de sa victoire sur l'Espagnol Pere Riba et sa qualification pour les 8e de finale du Masters 1000 de Madrid, Jo-Wilfried Tsonga a expliqué comment le fait d'être sans entraîneur lui avait permis de "(s)'investir vraiment" et combien il appréciait ce "sentiment de liberté".

Cette victoire est un peu dans la continuité de celle de dimanche face à Nicolas Almagro non ?
"J'ai fait un bon match, solide. Même dans les moments où ça a été un peu chaud, j'ai été bien solide. C'était un tout petit moins fluide que contre Almagro, mais c'était quand même très bien.

Vous donnez le sentiment de simplement bien vous sentir en ce moment...
"C'est juste la façon d'aborder mes matches ces derniers temps qui donne l'impression que je suis beaucoup plus serein. Je les aborde beaucoup mieux, j'ai une meilleure attitude tout simplement."

Avez-vous modifié votre préparation des matches ?
"Forcément j'ai changé quelques trucs. Je suis tout seul, donc je fais vraiment ce que je veux. Je m'investis vraiment dans ce que je fais. J'essaie de ne pas pouvoir me donner d'excuses."

Parce que c'était le cas avant ?
"Oui, des fois. Je m'énervais contre mon camp. Je me trouvais des excuses qui me faisaient du mal. Le fait d'être tout seul, ça me permet de rester dans ma bulle, concentré. Quand ça ne va pas, je ne peux parler à personne. C'est très bien comme ça."

Y a-t-il longtemps que vous ne vous étiez pas senti aussi bien ?
"C'est vrai que ces derniers temps ce n'était pas le top. Je me sens bien, un peu mieux que ces derniers mois. Je n'ai pas toujours été serein cette dernière année. Peut-être parce que j'avais des choses à régler, aussi bien au niveau personnel que sur le terrain."

Donc vous vous sentez libre et vous êtes bien ainsi ?
"J'ai un sentiment de liberté évidemment car je décide de tout. Il n'y a pas d'avis extérieur pour me contredire. C'est une bonne période parce que je me retrouve avec moi-même. Quand il sera l'heure d'avoir quelqu'un pour réfléchir à ce que je fais, je commencerai à chercher quelqu'un."

Cherchez-vous en ce moment ?
"Je cherche, mais je ne me dis pas que c'est grave si je ne trouve pas."

Quelles sont les chances que vous ayez un entraîneur pour Roland-Garros ?
"Je dirais qu'il n'y a pas de grandes chances."

Au prochain tour, vous risquez de jouer Robin Söderling. Que vous inspire-t-il ?
"Il n'est jamais facile à aborder. Tout simplement parce que je ne l'ai encore jamais battu. J'attends ça. C'est excitant pour moi de savoir que je vais jouer un mec que je n'ai jamais battu. Ce serait beaucoup mieux de jouer (le Colombien Santiago) Giraldo, mais je suis armé pour battre n'importe qui."

Vous venez de sortir du Top 20 pour la première fois depuis 2008. Cela vous inquiète-t-il ?
"Si c'est pour être 11e, 15e ou même 5e sans rien gagner, moi ça ne m'intéresse pas. Je le sais parce que je l'ai déjà vécu. Ca ne reste que des chiffres. Moi ce qui m'intéresse, ce qui restera c'est le palmarès. Si à la fin je peux dire que j'ai gagné Roland-Garros ou un Masters Serie, ça comptera plus qu'un mec qui a été 10e et a fini quart de finaliste de tous ses tournois."

AFP