Tsonga
La puissance de Tsonga | RALSTON / AFP

Tsonga en position de force, Federer sur ses gardes

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Les demi-finales de ce samedi devraient permettre au public du Masters 1000 de Bercy d’apprécier d’un côté le jeu tout en puissance de Jo-Wilfried Tsonga et de John Isner, et d’un autre côté, celui plus léché, proposé par Monsieur Roger Federer, et un Tomas Berdych, ancien vainqueur du tournoi, qui termine l’année sur les chapeaux de roue.

Privé d’un « super match » selon ses propres termes contre Novak Djokovic après le forfait du Serbe, Jo-Wilfried Tsonga s’est vite consolé en se retrouvant en demi-finale sans avoir eu à jouer. Sans trop faire de plan sur la comète, le Manceau qui avait justement indiqué qu’une victoire face à Roger Federer avait plus de valeur qu’un succès sur l’actuel N.1 mondial, pouvait s’imaginer disputer une finale face au meilleur joueur de tous les temps. Mais avant toute chose, Tsonga va devoir batailler face à John Isner. Les services devraient fuser comme jamais entre ces deux joueurs qui ne se sont affrontés qu’une seule fois. En 2009, l’Américain avait pris le dessus sur le Français au tournoi de Washington, mais ce dernier rendez-vous commence à dater, et Tsonga aura un atout de taille : le public de Bercy.

Fort de sa 800e victoire sur le circuit ATP, Roger Federer ne devra toutefois pas se reposer sur ses lauriers. S’il a assuré l’essentiel face à Juan Monaco en quart de finale, le Suisse sait qu’il ne pourra pas se contenter d’un faux rythme pour venir à bout de Tomas Berdych, plus jeune vainqueur à Bercy (20 ans en 2005). L’homme en forme de cette fin de saison, fraîchement qualifié pour le Masters de Londres, s’est déjà offert le scalp d’Andy Murray, ce n’est pas un autre joueur du Top 5 qui lui fera peur, même si Federer reste Federer… En treize affrontements, Federer présente un bilan assez avantageux de neuf victoires contre quatre défaites. Mais à y regarder de plus près, on s’aperçoit que depuis deux ans, le Tchèque a pris l’avantage en s’imposant trois fois sur quatre, dont la dernière, cette année en quart de finale de Cincinnati. "Nous aimons tous les deux être spectaculaires, on va jouer tous les deux de manière agressive", a assuré Federer.

Romain Bonte