Gilles Simon Bercy 2010
Gilles Simon | AFP - Jacques Demarthon

Soderling dégage Simon

Publié le , modifié le

Robin Soderling (N.4) s'est qualifié pour les huitièmes de finale du Masters 1000 de Paris en matant Gilles Simon en 1h03 et en deux sets (6-4, 6-0) ce mercredi. Le Suédois n'a jamais vraiment tremblé contre le Français pourtant soutenu par le public parisien. Il rencontrera jeudi le Suisse Stanislas Wawrinka. Il n'y a plus que deux Français encore en lice: Gaël Monfils et Michael Llodra.

Pour ce dernier match du deuxième tour contre Robin Soderling, le colosse scandinave (1,93 m pour 87 kg), les données étaient simples pour Gilles Simon. Le Français devait installer l’échange en déplaçant au maximum cette grande carcasse qui n’aime rien tant que dézinguer ses adversaires du fond du court. Le vers Suédois déteste en revanche être agressé, débordé, contraint de courir droite-gauche puis vers le filet pour ramasser des amorties. Surtout pour Simon, ne pas trop reculer et varier un maximum ses coups de manière à ne pas offrir à son rival de quoi s’appuyer sur la même balle deux fois de suite. Parce que quand il s’agit de cogner, Soderling sait faire. Capable de bien évoluer sur toutes les surfaces grâce à son service surpuissant, le double finaliste de Roland-Garros s’évertue à faire plier ses adversaires à coup de parpaings distribués autant côté revers qu’en coup droit.

Supporter par le chaud public parisien et observé –en plus de son coach Thierry Tulasne- par Guy Forget et le staff de la Coupe Davis, Simon a plutôt bien entamé les débats. Servant en premier, il faisait ainsi la course en tête dans le premier acte (1-0 puis 2-1). En face, le Suédois tenait également son engagement. Dès que l’occasion se présentait, il en profitait pour martyriser la balle en trouvant parfois des angles extraordinaires. Mais dès que Simon parvenait à bien retourner et à contre-attaquer, il mettait en difficulté Soderling, ratant même une première balle de break à 3-2. C’est pourtant Soderling qui s’emparait le premier de l’engagement adverse en profitant d’un horrible coup droit de Simon à 4-4, 30-40. Il concluait au jeu suivant sur un service gagnant (6-4 en 36 minutes). Le set avait basculé sur très peu de choses mais en défaveur du Niçois. Le match itou.

D’entrée de seconde manche, Simon commettait quelques fautes grossières qui lui coûtaient le break (0-1). Le Français subissait de plus en plus les coups de boutoir de son rival, en confiance. Le Suédois se détachait (2-0 puis 3-0 sur un coup droit dans le filet de Gilles Simon, désabusé).Malgré une balle de contre-break, Soderling continuait de sortir l'artillerie lourde et notamment sur ses services. Il se détachait facilement (4-0 puis 5-0). Il concluait finalement la partie sur un énième ace (6-4, 6-0). Simon n'avait jamais vraiment eu son mot à dire. A quelques semaines de la finale de la Coupe Davis, c'est pour le moins inquiétant...

Gilles Simon s'est montré très déçu à l'issue de la rencontre. "Je n'ai pas réussi à passer au dessus de la déception d'un premier set que je maîtrisais. J'ai eu des balles de break au premier set, je suis deux fois à 0-30 et je ne fais rien sur ces balles là. J'avais de quoi passer devant. Finalement, ça fait 4-4 et je me crispe. Je ne sais pas si c'est l'accumulation des matches. J'ai eu la sensation de ne pas profiter des occasions de battre un joueur à ma portée. Je vais finir la saison 40 ou 45e. Ce n'est pas si mal après mon retour de blessure. Battre Djokovic en Coupe Davis ? Pourquoi pas, je sens que je peux battre des grands joueurs. Lui aussi aura la pression. Si je dois joueur Troïcki ou Tipsarevic, ça ne me pose pas de problème. Je me sens prêt".