Maria Sharapova
La rage de la Russe Maria Sharapova | AFP - Michaël Regan

Sharapova vient à bout de Wozniacki

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La Russe Maria Sharapova, tête de série numéro 2, s'est qualifiée pour la finale du tournoi WTA de Miami en battant jeudi la Danoise Caroline Wozniacki (N.4) 4-6, 6-2, 6-4. Sharapova rencontrera samedi pour sa quatrième finale à Key Biscayne (après 2005, 2006 et 2011) la Française Marion Bartoli (N.7), qui a créé la surprise en éliminant la numéro un mondiale la Biélorusse Victoria Azarenka, ou la Polonaise Agnieszka Radwanska (N.5).

Wozniacki lutte mais craque...

Sharapova: "L'agressivité a été la clé pour moi face à une joueuse comme Caroline qui peut passer des heures et des heures sur le court".

La rencontre a été une opposition de style entre une Sharapova très offensive (55 coups gagnants), mais du coup parfois au bord de l'erreur, et une Wozniacki très défensive qui a par moments excellé comme un Rafaël Nadal dans sa manière de tout renvoyer pour faire jouer la balle de plus à la Russe. Sharapova a en effet contrôlé le match la plupart du temps, à l'exception d'un très gros passage à vide à partir de 4-1 dans le premier set, quand elle a encaissé cinq jeux d'affilée pour perdre la manche.

La deuxième manche, la première perdue par Wozniacki depuis le début du tournoi, a été une formalité pour Sharapova. La Russe a également fait le trou rapidement dans le troisième set pour servir pour le set à 5-2. Mais Wozniacki, toujours accrocheuse, a débreaké pour survivre quelques minutes de plus. La rencontre s'est finie au jeu de service suivant de la Russe, sur un  petit coup de tonnerre qui a rendu la Danoise suffisamment furieuse pour qu'elle quitte le court sans serrer la main du juge de chaise Kader Nouni. Sur une nouvelle balle de match, Sharapova a servi une deuxième balle sur la ligne qui a été jugée faute par le juge de ligne. Kader Nouni l'a immédiatement déjugé. Sharapova a servi et gagné le match. Les images de la télévision ont montré que la balle était bonne et que l'arbitre de chaise avait eu raison de déjuger.

Gilles Gaillard