Edouard Roger-Vasselin
Edouard Roger-Vasselin | AFP - GREG WOOD

Roger-Vasselin et Monfils en demie à Nice

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Edouard Roger-Vasselin a gagné avec brio son ticket pour les demi-finales du tournoi de Nice. Il a vaincu Sam Querrey (N.3) 3-6, 7-6 (7/2), 6-1. Récent vainqueur du Challenger de Bordeaux, Gaël Monfils l'a imité face au Néerlandais Robin Haase (6-2 6-3) . En revanche, leurs compatriote Paul-Henri Mathieu et Gilles Simon se sont inclinés contre les Espagnols Albert Montanes (6-4, 6-1) et Pablo Andujar (6-4 7-5).

Et si la belle surprise de Roland-Garros, côté français, s'appelait Edouard Roger-Vasselin ? Trente ans après le succès historique de son père, Christophe, à Roland-Garros contre Jimmy Connors, il réalise en tout cas une très belle saison. Finaliste à Delray Beach en février après avoir battu John Isner (alors 15e mondial), il vient de battre son deuxième membre du Top 20 de la saison. A Nice, sur terre-battue, il a fini par faire plier Sam Querrey. Certes, l'Américain n'est pas le plus grand spécialiste de cette surface, mais son 20e rang mondial, et sa force de frappe en font un dangereux adversaire. Trois semaines après avoir poussé David Ferrer aux trois sets sur la terre du Portugal, le 75e mondial s'affirme de plus en plus.

C'était pourtant mal parti à Nice, puisqu'il avait dû concéder la 1ère manche (6-3), et ne parvenait pas à faire la différence. Mais il ne cédait pas non plus son engagement. Dans le jeu décisif, il réalisait un mini-break d'entrée, et l'emportait (7/2). Du coup, il se relançait et l'Américain piquait sérieusement du nez. C'était un cavalier seul du Français qui s'imposait en trois manches, s'ouvrant les portes d'une demi-finale pour la deuxième fois de la saison. Eliminé l'an passé au 2e tour ici-même, il gagne par la même occasion de précieux points qui pourraient lui permettre d'atteindre un sommet dans sa carrière, lui qui a été au mieux 67e à l'ATP jusque-là.

Monfils assure, Simon dérape

Monfils, retombé au 109 rang mondial avait également dû batailler mercredi soir devant l'Italien Fabio Gognini (6-2, 7-6). Il a eu bien moins de problème pour battre Robin  Haase 6-2, 6-3. Le Néerlandais avait pourtant sorti au tour précédent  l'Américain John Isner. Vainqueur du Challenger de Bordeaux la semaine dernière, le Français semble retrouver un bon niveau à l'orée de Roland-Garros. Pour une place en finale, qui serait la 18e de sa carrière (quatre  victoires, dont la dernière remonte à Stockholm fin 2011, et treize défaites),  Monfils affrontera vendredi l'Espagnol Pablo Andujar, tombeur de Gilles Simon. Huitième de finaliste aux Masters 1000 de Madrid et Rome, Simon n'a jamais joué au niveau qui lui avait permis de secouer Andy Murray, numéro 3 mondial à l'époque, dans la "Ville Eternelle". Tête de série numéro 2 et 17e joueur mondial, le Niçois n'a jamais trouvé la clé du jeu de l'Espagnol dans "son tournoi". 

Autre Ibère performant sur terre battue, Albert Montanes n'a laissé aucune chance à Paul Henri Mathieu. Incapable de s'extirper des qualifications à Madrid et défait par Steve Darcis, 105e joueur mondial, à Bordeaux, l'Alsacien est hors du coup. Il ne compte que deux victoires cette saison, dont aucune sur le circuit principal.