Djokovic Novak coup droit Bercy 11 2010
Le Serbe Novak Djokovic | AFP - Jacques Demarthon

Roddick autoritaire

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Pour son entrée en lice dans le tournoi de Bercy, Novak Djokovic a mis du temps à s'adapter à la surface pour finalement vaincre Juan Monaco 6-4, 6-3. Andy Roddick (N.8) n'a pas connu de frayeur pour écarter au 2e tour le Finlandais Jarkko Nieminen dont les coups d'éclat notamment à la volée n'ont pas pu le sauver de la défaite rapide 6-1, 6-4. L'Américain affrontera le Letton Ernest Gulbis en 8e de finale.

LE TABLEAU DU BNP PARIBAS MASTERS DE BERCY

La course au Masters est toujours d'actualité. Andy Roddick n'a toujours pas son ticket pour Londres, et un bon parcours à Bercy le lui assurerait. Pour son entrée en lice dans le tableau, il n'a mis que 1h01 pour se défaire de Jarkko Nieminen. Avec neuf aces au compteur et surtout 79% de points remportés sur son deuxième service (contre 25% à son adversaire), il a parfaitement profité de la rapidité du court du POPB. Il a en outre été bien aidé par ce Finlandais, dont la brillance de certains coups et de son aisance à la volée n'ont d'égale que l'inconstance. Malheureusement pour le 39e mondial, le tennis ne décerne pas encore de note artistique, sans quoi il aurait bien rivalisé avec l'Américain. Comme un rouleau compresseur, ce dernier a totalement dominé le match, n'offrant même pas une seule occasion à son rival de s'emparer de son engagement. Contrairement à d'autres joueurs déjà entrés en lice, l'ancien N.1 mondial ne se plaint pas de ce court rapide, qui lui permet de magnifier sa puissance au service et de raccourcir les échanges: "Je trouve que dernièrement, c'était très monotone. Même le gazon était lent et les courts couverts également. Pour être un peu plus juste, je trouvais que comme 9 mois sur 12 on a des courts lents, c'était bien de mélanger et d'avoir un court plus rapide. Je veux bien qu'il y ait des courts lents, mais si un jour il y a un court un peu plus rapide, ce n'est pas non plus toute une affaire." Pour la deuxième fois à Paris cette année, il domine Nieminen, mais beaucoup plus rapidement que les trois manches dont il avait eu besoin à Roland-Garros. Absent l'an dernier, Andy Roddick aimerait bien retrouver le stade des demi-finales à Bercy, déjà atteint en 2003 et 2007 mais jamais dépassé. Il s'ouvrira ainsi les portes du Masters, lui qui était sorti du Top10 momentanément après en avoir été exclu que quatre semaines au total depuis 2002.

Djokovic sauve 7 balles de break sur 8

C'était l'un des matches très attendus de la journée. Tenant du titre, homme en forme de ces dernières semaines, Novak Djokovic affrontait Juan Monaco. Sur la surface rapide de Bercy, le Serbe savait qu'il lui faudrait s'adapter, bouger vite et être agressif. Breaké très rapidement dans la première manche, il a dû serrer le jeu et cesser de commettre des fautes pour combler son retard en égalisant à (4-4) après avoir été mené (4-2). Et s'il a encore dû sauver deux balles de break à ce moment-là (en écartant sept sur huit au total lors de cette rencontre), il a conservé l'avantage de son engagement pour ensuite subtiliser celui de l'Argentin et s'emparer du premier set 6-4. "Il avait passé plus de temps sur le court que moi, ce qui explique son meilleur début de match", notait le Serbe après le match. "J'ai été chanceux sur certains jeux où il s'est procuré des balles de break, et j'ai réussi à un moment à saisir l'occasion qui s'est présentée." Dans la deuxième manche, c'est lui qui a rapidement pris le service de Monaco, lui permettant de faire la course en tête et de conclure, sur son service et sur sa deuxième balle de match, en voyant le retour de revers du sud-américain filer derrière sa ligne de fond de court. Pour la quatrième fois en autant de confrontations, Novak Djokovic domine Juan Monaco. "Le court est très rapide", commentait le vainqueur. "Il est très différent de l'an dernier. Mais vous devez vous y adapter. C'est un bon changement, car les courts sont de plus en plus lents sur le circuit. C'est bien d'avoir un terrain qui incite à aller vers le filet." La tête de série N.2 du tournoi a tout intérêt à ce que ce succès ne soit qu'un brouillon, car en 8e de finale, il devra gérer un énorme serveur, soit Michael Llodra soit John Isner. Et comme il l'avouait à la veille de son match, il lui faudra "être patient" pour attendre la bonne occasion. Si le Français se qualifie, ce sera le premier round de la finale de la Coupe Davis entre les deux pays à Belgrade, début décembre.

Cilic souffre

Opposé à l'Ukrainien Sergiy Stakhovsky, Marin Cilic a dû s'employer pour s'imposer. Le vainqueur du tournoi de s'Hertogenbosch et de New Haven cette année n'est pas une proie facile, surtout sur surface rapide. Heureusement, avec son mètre quarte-vingt-dix-huit, le Croate n'est pas manchot non plus lorsqu'il s'agit de jouer des échanges courts et réaliser des coups définitifs. Pour son entrée dans le tableau pour le compte du 2e tour, la tête de série N.13 a donc mis plus d'une heure cinquante pour s'imposer 6-4, 4-6, 6-3. Il devra encore élever son niveau de jeu s'il veut franchir le cap des 8e de finale, puisque c'est lui qui aura la lourde charge d'affronter le vainqueur du match entre David Nalbandian et Andy Murray (N.3), le choc de titans de la journée.