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Rafael Nadal | AFP - Dani Pozo

Rafa comme chez lui

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Sextuple tenant du titre à Monte-Carlo, Rafael Nadal retrouve la Principauté avec le statut de grandissime favori. En l’absence de Novak Djokovic, blessé au genou, le numéro un mondial ne semble pas avoir de rival à sa mesure sur terre battue, à moins que Roger Federer…

En l’absence de l’épouvantail Novak Djokovic, invaincu cette saison et sacré consécutivement à l’Open Australie, Dubaï, Indian Wells et Miami, obligé de déclarer forfait en raison d’une blessure à un genou, on ne voit pas bien qui pourrait empêcher Rafael Nadal de retrouver le devant de la scène sur le Rocher monégasque. Sextuple tenant du titre, un exploit inédit dans l'histoire du tennis, tous tournois confondu, le numéro un mondial est comme chez lui au Master 1000 Monte-Carlo qui constitue le premier rendez-vous sur terre battue de la saison pour l'écrasante majorité des animateurs du circuit.

Privé de tout trophée depuis le mois d’octobre dernier, le quintuple lauréat à Roland-Garros retrouve sa surface de prédilection avec ambition, avec l’espoir de rééditer sa razzia de la saison dernière lorsqu’il avait compilé 24 succès consécutifs sur terre battue en remportant les trois Masters 1000 disputés sur la surface - Monte-Carlo, Rome, Madrid - avant de parachever son triomphe par la reconquête de la Coupe des Mousquetaires. S'il est roi à Paris, Nadal est empereur en Principauté, son bac à sable préféré depuis son premier titre en 2005, à l'âge de 19 ans. En 2010, il n'avait laissé que 14 jeux à ses cinq adversaires, dont le pauvre Fernando Verdasco, pulvérisé 6-0 6-1 en final, mettant fin à la plus longue traversée du désert de sa carrière, longue de onze mois.

Federer attendu

Malgré un bilan à sens unique face au numéro un mondial sur terre battue (9 défaites en 9 confrontations), Djoko donne le sentiment cette année d’avoir les armes et la confiance pour faire chuter le roi sur son meilleur terrain de jeu. En l’absence du Djoker, la victoire semble promise au Majorquin, d’autant plus le tirage au sort lui réservé une moitié de tableau favorable, sans le moindre grand spécialiste de terre battue, si ce ne sont l’Argentin Monaco, le Brésilien Bellucci et son compatriote Montanes. Et ce ne sont pas les principaux représentants tricolores (Gasquet, possible adversaire au 3e tour, Tsonga en quart, Monfils en demie) qui semblent en mesure de mettre fin à l’hégémonie de l’Espagnol.

Privé, au moins provisoirement, de revanche contre l'homme qui l'a battu en finale à Indian Wells et Miami, Nadal va donc retrouver, en position de challenger officiel, son vieux rival, Roger Federer. Les deux joueurs ne pourront se rencontrer qu'en finale mais encore faut-il qu'ils y arrivent, ce qui paraît plus probable pour le Majorquin que pour le Suisse. Demi-finaliste lors des Masters 1000 états-uniens, le protégé de Paul Annacone semble en ce début de saison légèrement décroché par ses deux principaux rivaux. Son ami Melzer ou les Espagnols Almagro, Ferrer ou Verdasco pourraient bel et bien empêcher les retrouvailles tant attendues.

Thomas BONNET